Tout porte à croire que le Conseil International des Jeux (Cij) ne se réunira pas avant le 16 février de l’année prochaine. Et ce, malgré la menace de La Réunion de ne pas participer à la prochaine édition des Jeux des îles à Maurice en 2019. Même si le président du Cij, le Seychellois Antonio Gopal, s’est dit en faveur de la tenue d’une réunion afin de discuter de ce cas, la partie mauricienne, par l’entremise du vice-président de cette instance et également président du Comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon, ne partage pas cet avis.
Cette décision du Comité régional olympique et sportif de la Réunion (Cros) de surseoir à sa participation aux prochains JIOI a fait l’objet de discussions mardi entre Philippe Hao Thyn Voon et le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint. Dans un communqiué émis à l’issue de cette réunion, ce dernier dit avoir pris note de la demande du Cros Réunion et a émis le souhait que les Réunionnais participent aux JIOI. De son côté, le président du COM a soutenu que cette question concerne avant tout le Cij et a évoqué la possibilité de la tenue d’une réunion de cet organisme afin de connaître la marche à suivre.
Toutefois, dans une déclaration au Mauricien jeudi, Philippe Hao Thyn Voon s’est interrogé sur la raison d’être de cette réunion. « Au cours de la dernière réunion du Cij, les membres présents se sont prononcés sur l’article 7 de la Charte des Jeux. Il nous est impossible de modifier la Charte rien que pour faire plaisir à un pays. Il faut aussi savoir quel pays voudra encourir les frais d’organisation d’une réunion. » Il dit attendre la première réunion du COM prévue dans une dizaine de jours pour mieux s’exprimer sur ce sujet. À partir de là, un nouveau communiqué sera émis.
Il faut savoir que Monique Cathala, présidente du Cros Réunion, avait récemment expédié un courrier à Antonio Gopal. Elle faisait ainsi ressortir que l’article 7 « était discriminatoire envers La Réunion et Mayotte » et « que certains membres du Cij étaient dans une situation de juge et partie prenante dans certaines décisions pas propices pour le bon fonctionnement de notre structure. » Elle a ainsi souhaité que certains litiges soient réglés par un organisme indépendant du Cij et que les membres du Cij bénéficient de la même considération et du respect. Monique Cathala faisait référence alors aux dettes impayées de Madagascar et des Comores à l’issue des derniers JIOI.
Pour rappel, l’article 7 concerne la date butoir pour l’éligibilité d’un sportif licencié auprès de sa fédération et qui s’entraîne ou évolue à l’étranger.