On ne présente plus Johnny Geroudis. Le petit jockey mais ô combien talentueux de 43 ans fait le bonheur de l’écurie Rousset depuis bientôt quatre ans. Après une première participation au week-end international l’année dernière, le Sud-Africain a validé son ticket une nouvelle fois. Cependant, s’il avait abordé l’événement en tant que jockey champion de la précédente édition, il dut s’incliner cette fois après avoir échoué sur les talons de Robbie Burke.
Un brin d’histoire s’impose. Surnommé « Little Greek », Johnny Geroudis est né le 17 février 1970. Il obtint sa licence de jockey en 1989 et montait à l’époque pour l’entraîneur Pat Shaw, duquel il dit le plus grand bien. Mais quand celui-ci raccrocha les crampons, il trouva de l’emploi chez Scott Kenny. Selon Geroudis, ses montes les plus mémorables furent London News, Horse Chestnut, Teal, Kunadali et autre Spook Express. Durant son apprentissage, le principal concerné dit avoir beaucoup appris de Stephan Jupp, Robbie Hill et surtout de Gerard Turner. Après un passage de cinq ans à Singapour où il a rencontré son épouse, Yanti, Geroudis décida de retourner en Afrique du Sud. Se présente par la suite une proposition « des plus intéressantes », celle de venir mettre en exergue ses talents à l’île Maurice. Alors qu’il montait régulièrement pour Alec Laird, un ami lui a confié qu’un entraîneur Mauricien, Gilbert Rousset, cherchait un jockey afin de remplacer Shane Dye, en disgrâce au Champ de Mars.
« So I decided to come over. It was a very good move as you can see by the results », a déclaré Johnny G.
Le natif de Johannesburg, Afrique du Sud, dit ne pas vouloir retourner dans son pays natal pour exercer son métier. Les raisons : il ne peut monter en dessous de 54 kg, d’une part, et n’a jamais aimé voyager, de l’autre. D’où le désir de rester le plus longtemps possible chez nous. Il a aussi fait ressortir que les jockeys sont des stars sur l’île.
« We are big stars. People want to take photos with us on the road or in the shops. It’s ok but I try to keep away from the shops on a Friday as everybody wants a tip. »
Côté palmarès, si Johnny Geroudis n’avait pas encore remporté la Duchess Of York Cup, c’est chose faite lorsqu’il fit triompher Solo Travellor plus tôt dans la saison. Mais encore, il a épinglé plusieurs classiques sur son tableau de chasse, dont trois Maiden Cup (Evader (1991), Captain’s Knock (2010) et Intercontinental (2013)); autant de Coupe d’Or (Disa Leader (2010) et Green Keeper (2011), Intercontinental (2013)); et une Barbé Cup (Disa Leader (2011)).