Il se passe  toujours quelque chose au sein de la Fédération mauricienne de Judo. C’est, en effet, le moins que l’on puisse dire après qu’il a été confirmé que cinq judokas en route pour la Hongrie ont été retenus pendant cinq longues heures par les services douanières de l’aéroport d’Orly, France, samedi dernier. La raison qui a été évoquée est que trois de ces cinq judokas n’avait pas des documents de visa pour un séjour de six mois en Hongrie comme a pu le constater la police aux frontières sur leur billet d’avion de retour. Conséquence, il a fallu que le président de la Fédération mauricienne de Judo, Josian Valère, refasse des billets d’avion d’une durée de trois mois et les envoie samedi dernier dans les temps pour qu’enfin les douanières les laissent partir pour la Hongrie où ils sont actuellement en stage.
A priori, Josian Valère a réussi une seconde première en moins d’un mois non seulement dans le judo mauricien, mais aussi dans l’histoire du sport mauricien. Certes en 2013, il y a eu le cas des tireurs du kick-boxing qui étaient sur le point d’être refoulés d’Afrique du Sud, faute de visa, alors qu’ils étaient en partance pour le  Brésil. Mais jamais dans l’histoire du sport mauricien on a vu des athlètes être refoulés d’un pays alors que les documents nécessaires pour les formalités de visa et signés par le président de la Fédération Hongroise de Judo le Dr Toth Laszlo étaient bien disponibles depuis le 29 décembre 2015.
Nous avons la preuve que Josian Valère a bien reçu un courrier électronique dans ce sens de Denisa Deliu, du bureau du président de la FIJ, Marcus Viser. «Please kindly find attached the Visa support letters (from IJF and Hungarian Judo Association) according to the new arrival dates of your delegation in Hungary», avait écrit Denisa Deliu avec en attaché les lettres en date du 24 décembre 2015 qui donnait les détails sur la venue des cinq judokas et le durée de leur séjour, y compris les détails de leur passeport. Sauf que  Josian Valère n’a pas jugé nécessaire de faire des démarches pour que les cinq judokas obtiennent un visa au départ de Maurice. Si ce n’est pas de l’amateurisme, cela y ressemble étrangement dirait-on.
Gérer seul ce dossier
La semaine dernière, nous avons fait état de l’abus de pouvoir qu’a fait le président de la Fédération mauricienne de Judo pour inclure son fils, Adrien Valère, dans une sélection invitée à suivre un stage de longue durée en Hongrie. Plus précisément au IJF Olympic Training Center à Dunavarsany en Hongrie. Ayant décidé de gérer seul et à sa manière ce dossier, c’est donc lui-même en personne qui a accompagné, Warren Mootien, Pascal Laurent, Mervin Parmunsing, Adrien Valère et William Edouard à l’aéroport pour ce déplacement. «Président ti fer en ti reunion avec nous et puis nous fine aller», nous a expliqué un judoka durant la semaine écoulée.
C’est sans anicroche que le voyage de Maurice à Orly se déroule mais les choses ont commencé à se compliquer lorsque les cinq judokas se sont présentés au comptoir des douanes pour le transit pour Budapest. «Ena la police fine dire nous pas pou capave laisse nous passer parski nous perna visa», nous dira encore notre interlocuteur. Pris de panique, la tension devait monter d’un cran au sein de cette petite délégation de Maurice lorsque la police aux frontières les conduit dans une chambre où lls sont restés pendant cinq longues heures.
Mais entre-temps, un judoka a pris contact avec le président de la FMJ, Josian Valère, qui dit-on était aussi paniqué par cette situation. Il aurait cherché secours auprès d’une instance sportive à Maurice pour tenter de débloquer la situation très vite, y compris auprès de l’ambassade de France à Paris. Finalement, nous apprenons qu’il a eu à faire de nouveaux billets d’avion pour les trois judokas concernés pour un séjour de trois mois.
Cette démarche ayant abouti dans les temps, les cinq judokas ont pu embarquer pour Budapest toujours samedi et ils ont pu rejoindre le centre d’entraînement  de la Fédération Internationale de Judo à Dunavarsany où ils ont été rejoints par Christiane Legentil comme en témoigne la photo empruntée de la page Facebook de Merven Parmu