Dans un communiqué de presse émis aujourd’hui, le Managing Director de Currimjee Hospitality Management, Dinesh Burrenchobay, commente « positivement » la décision du ministère du Logement et des Terres de convertir une portion de terrain de 1,5 arpent situé à La Cambuse en « plage publique ».
« Nous accueillons très positivement la décision du gouvernement car elle vient éclaircir et confirmer, comme nous l’avons toujours affirmé, que cette portion de 1,5 arpent de front de mer devant le poste de la NCG n’est et ne sera occupée ni par les infrastructures de l’hôtel, ni par celles des NCG et restent toujours accessibles au public comme c’est déjà le cas depuis deux ans », affirme Dinesh Burrenchobay dans son communiqué.
« Après avoir constaté la vérité au sujet de la nouvelle route publique menant à la plage, le public peut maintenant voir la vérité au sujet de la plage publique et il va bientôt découvrir que les attaques sur la dimension environnementale de notre projet sont totalement infondées et que le projet hôtelier du Chaland est une référence en matière de développement ».
Et Dinesh Burrenchobay de poursuivre : « Contrairement à ce qui a pu être dit par un petit groupe de personnes mal intentionnées et animées par l’objectif de semer le doute dans l’opinion publique, et comme nous l’avions toujours dit, la plage publique reste la plage publique. » Il ajoute que « cette nouvelle étape vient rétablir les faits et encore une fois met en évidence le combat sélectif et subjectif des opposants à notre projet ».
Le ministre du Logement et des Terres, Showkutally Soodhun a décrété publique la plage de 1,5 arpent à La Cambuse. La décision a été prise le 24 mai et publiée dans la Government Gazette en date du 28 mai dernier.
Dans un communiqué de presse en date du 20 avril dernier, la coalition Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) avait demandé « au Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, ainsi qu’à tous les ministres de reproclamer cette portion de 1,5 arpent au statut de plage publique ». La coalition s’était auparavant indignée qu’en mai 2014, le ministre du Logement et des Terre d’alors eût repris du domaine public (deproclaim) 1,5 arpent de plage publique afin de permettre la construction d’un nouveau poste pour les NCG. L’ancien quartier général se retrouve ainsi vidé, prêt à être démoli pour faire place au Chaland Hotel.
« Si la page n’a pas été redécoupée et que les gens pourront venir pique-niquer sur cette partie de la plage décrétée publique devant le nouveau poste du NCG, cela ne peut que nous réjouir. Ce sera la toute première fois à Maurice que les Mauriciens seraient libres de venir faire la fête devant un poste de police. Mais tout cela nous laisse sceptique vu les divers revirements qu’a connus cette portion de plage. Ce n’est que dans la pratique qu’on saura de quoi il en retourne », a pour sa part commenté Bernard Cayeux, porte-parole d’AKNL, que Le Mauricien a sollicité.
En effet, AKNL multiplie les démarches pour faire opposition au projet du groupe Currimjee Jeewanjee de faire construire le Chaland Resort Hotel à La Cambuse. Les militants d’AKNL estiment qu’outre de constituer un accaparement d’une plage publique, ce projet est une menace à l’écosystème marin de par sa proximité avec les systèmes des dunes de La Cambuse, du sanctuaire des dodos de Mare-Chicose et du Parc Marin de Blue-Bay qui est un site protégé sous par la Convention de Ramsar.
AKNL conteste d’autre part auprès du Environment and Land Use Appeal Tribunal l’octroi par le Conseil de district de Grand-Port d’un Land Use & Building Permit à Currimjee Hospitality Management pour la construction de son hôtel.