Le concept Love Bridge, projet lancé en 2012 par le Curepipe Starlight Sports Club (CSSC) dans le cadre de la lutte contre la pauvreté extrême à Maurice, bénéficiera d’un rayonnement national avec l’appui du gouvernement, à travers la National Empowerment Foundation, et le secteur privé. C’est ce qui ressort de la rencontre organisée ce matin au Hennesssy Park Hotel par le ministère des Finances et le comité national sur le CSR avec des dirigeants d’un grand nombre d’entreprises. Lors de cette rencontre, le ministre des Finances a annoncé que le GM accordera un budget de Rs 100 M pour la mise en place des structures nécessaires pour le démarrage du projet programmé pour 2016.
Le projet Love Bridge, explique son promoteur le CSSC, a pour mission de favoriser une plus grande participation de la communauté dans la lutte contre la pauvreté. « Son principal objectif est de permettre aux familles vulnérables, vivant sous le seuil de pauvreté, d’améliorer leur qualité de vie et de les aider progressivement à devenir autonomes », fait-on ressortir. Love Bridge prend appui sur un système de parrainage des familles vulnérables avec des personnes volontaires disposées à apporter un soutien sans faille afin d’assurer l’évolution des familles concernées vers une intégration sociale positive et réussie. « Love Bridge offre l’opportunité à chaque Mauricien, prêt à s’engager dans la lutte contre la pauvreté, de devenir l’accompagnateur direct d’une famille vulnérable, et de cheminer ensemble dans le temps, pour s’enrichir mutuellement d’une expérience humaine unique », ajoute le CSSC.
Tout en étant transposé au niveau national, le projet Love Bridge conservera la même approche adoptée par le CSSC et axée sur six piliers : 1) l’alimentation : permettre à chaque membre de la famille touchée de se nourrir correctement chaque jour ; 2) le travail : faciliter et maintenir l’emploi des adultes vulnérables afin qu’ils assurent un revenu stable à la famille ; 3) le logement : veiller à ce que les familles concernées aient accès à un logement décent ; 4) l’éducation : aider les enfants à réussir leur scolarité selon leurs compétences et leurs centres d’intérêt ; 5) la santé : s’assurer que tous les membres d’une famille soient en bonne santé ; 6) l’attitude : créer les conditions pour que toutes les personnes concernées participent pleinement au projet et démontrent une attitude positive.
« Ce projet n’a rien à faire avec l’assistanat mais porte davantage sur l’empowerment des familles vulnérables », a déclaré Harold Mayer, président du CSSC et directeur de CIEL Textile. Il a indiqué que le gouvernement, les entreprises privées, les organisations non gouvernementales et la société civile sont tous parties prenantes du projet qui touchera tous les districts du pays, incluant Rodrigues. Les actions seront menées dans différentes localités de chacun des districts avec des responsables pour chaque localité et un coordonnateur pour chaque district. Le tout sous la supervision d’un comité national où siégeront des représentants du Joint Economic Council, de la National Empowerment Foundation, du ministère des Finances, entre autres. « Nous voulons d’un projet qui concernera toute une génération, soit d’une durée de vingt ans », a déclaré Harold Mayer.
Dans un premier temps, Love Bridge sera mis en place dans une ou deux régions par district avec, au final, l’accompagnement de quelque 8 000 familles. Il est estimé que le coût annuel du projet par famille s’élèverait à Rs 25 000. Ce projet n’est pas un substitut aux activités CSR des entreprises, ces dernières jouissant toujours de la liberté d’entreprendre d’autres actions sociales.