Le 2e tour de la présidentielle malgache, qui se tiendra vendredi, est l’aboutissement « d’un long travail magacho-malgache », a déclaré hier  soir le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell. « C’est une victoire de la démocratie », a-t-il dit. Un exercice démocratique « qui permettra de rendre aux citoyens malgaches leurs droits légitimes, moraux et légaux, avec la contribution de la Communauté internationale, de la SADC et de la Commission de l’océan Indien », a-t-il ajouté.
Le ministre des Affaires étrangères a aussi souligné le rôle joué par Maurice dans le cadre du retour de Madagascar à l’ordre constitutionnel. « Sans Maurice, il n’y aurait pas eu de feuille de route en vue d’un retour à la normale », a dit Arvin Boolell. Ce dernier estime « réconfortant » de voir « l’âme et la conscience politique malgaches retrouver leur place légitime » au sein de la communauté internationale. Le retour à l’ordre constitutionnel, poursuit-il, entraînera automatiquement la levée des sanctions imposées contre Madagascar par la communauté internationale. « Ce sera bénéfique pour toute la région, et en particulier pour Maurice, qui a de gros investissements à Madagascar », renchérit Arvin Boolell. Et de souhaiter que le nouveau gouvernement malgache mène « une lutte sans répit » contre la pauvreté et que la croissance « puisse se faire dans le contexte d’un développement inclusif ».
Le scrutin présidentiel se jouera entre deux candidats, à savoir Robinson Jean-Louis Robinson (candidat de Marc Ravalomanana) et Hery Rajaonarimampianina (candidat d’Andry Rajoelina). Une délégation de la COI est  présente à Madagascar depuis ce matin.  Elle est composée de 16 observateurs et est dirigée par l’ancien président comorien Azali Assoumani, dont le pays assure la présidence en exercice du conseil des ministres de la COI.
La délégation comprend également l’ancien président mauricien Karl Offmann, qui n’avait pu être présent en octobre à Madagascar, ainsi que le président du Parti travailliste Patrick Assirvaden, le commissaire électoral Irfan Rahman et Jean-Claude Bibi.
Outre ces deux anciens chefs d’État, la mission sera composée de 14 personnalités de la région, anciens ministres et parlementaires, membres des Commission nationales électorales, avocats et experts en systèmes électoraux.