Jayen Chellum (Photo d'archives)

À la suite de la sortie du président et de certains membres de l’ACIM contre le secrétaire Jayen Chellum, ce dernier se dit victime d’accusations gratuites et malicieuses. Joint au téléphone dans la matinée du vendredi 23 août, Jayen Chellum estime que l’article publié dans Le Mauricien du 21 août dernier est « truffé de mensonges ». « Le président ainsi que les autres membres ont dit beaucoup de mensonges à mon encontre à la suite de plusieurs menaces proférées à mon égard le 27 mars dernier ainsi que des fausses allégations faites en avril dernier. Ils allèguent que j’ai signé un chèque alors que les règlements de l’ACIM permettent au secrétaire de signer un chèque en l’absence du président. Depuis 30 ans, je signe des chèques en l’absence du président », affirme Jayen Chellum.

Le secrétaire de l’ACIM accuse le président de l’association de lui avoir proféré des injures et d’avoir tenté de l’agresser récemment. Une réunion de l’exécutif a alors été convoquée en urgence au siège de l’ACIM. « Suite à cette réunion, il a été décidé de mettre sur pied un sous-comité pour adresser les problèmes internes à l’ACIM. Le sous-comité a fait ses recommandations et il a été décidé qu’Antoine Cangy n’a pas le droit de présider des réunions après les injures proférées à l’égard du secrétaire. Depuis, les choses se sont dégénérées », avance Jayen Chellum.

« Selon eux, je les empêche d’ajouter des items à l’agenda pour les réunions. Or, l’agenda contenait déjà une quinzaine d’items. D’où la raison, j’ai demandé à ne pas ajouter plus. En ce qui concerne l’allégation au sujet des notes, certains membres ont voulu prendre des documents pour aller chez eux. Mais c’est contre le règlement de l’ACIM. À chaque fois qu’un problème survient, le membre Subhash Hurry menace d’entamer une manifestation devant le siège de l’ACIM », indique-t-il.

Au sujet du billet d’avion, Jayen Chellum soutient qu’il n’y a eu aucune magouille. D’ailleurs, Consumers International le reconnaît. « Malgré toutes les menaces dont j’ai été victime, je n’ai jamais songé à aller à la police pour déposer une plainte contre ces personnes. Je préserve avant tout la réputation de l’ACIM. Nous avons pris des années pour bâtir cette réputation. » Il poursuit : « De plus, nos comptes sont régulièrement vérifiés par un expert-comptable justement parce que nous sommes une organisation financée par l’État. J’ai appris qu’ils ont été à l’ICAC, mais je n’ai rien à me reprocher. » Et Jayen Chellum de souligner par ailleurs : « Tous les documents sont disponibles à l’ACIM et j’invite tous les membres exécutifs à venir les vérifier et les consulter pour leur besoin. De plus, nous comptons convoquer une réunion de l’exécutif la semaine prochaine pour discuter de tous ces événements. »