Protesters hold a poster comparing Indian Prime Minister Narendra Modi to German chancellor and Nazi Party leader Adolf Hitler at a demonstration against India's new citizenship law in Siliguri on December 18, 2019. - Indian authorities banned large gatherings in parts of the capital on December 18 as they stepped up efforts to contain a week of nationwide protests against a citizenship law seen as discriminating against Muslims. (Photo by DIPTENDU DUTTA / AFP)

Les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus jeudi dans des parties de la capitale indienne New Delhi, où les autorités ont interdit des grandes manifestations annoncées contre une loi controversée sur la citoyenneté, ont annoncé à l’AFP des opérateurs.

Deux grands opérateurs téléphoniques indiens, Airtel et Vodafone, ont confirmé que leurs services étaient coupés dans des quartiers du centre de la capitale.

« Le gouvernement a émis une directive nous demandant de restreindre les services de téléphonie mobile en certains endroits de Delhi », a déclaré à l’AFP un responsable de Vodafone India.

Des habitants de Delhi et des manifestants avaient précédemment fait état de difficultés pour passer des appels, envoyer des SMS ou se connecter à internet depuis leur téléphone portable.

Les autorités indiennes ont interdit jeudi tout rassemblement dans de grandes parties du géant d’Asie du Sud, suite aux appels à une journée nationale de manifestations, qui durent depuis plus d’une semaine.

La section 144 du code de procédure pénale, qui interdit tout attroupement d’au moins quatre personnes, était jeudi en vigueur notamment dans plusieurs quartiers de Delhi, Hyderabad, Chennai, ainsi que dans les grandes villes de Bangalore, Ahmedabad et Mangalore dans leur intégralité.

La disposition est également valable pour l’ensemble du grand État d’Uttar Pradesh, le plus peuplé d’Inde avec plus de 200 millions d’habitants, et dans plusieurs États du nord-est de l’Inde, où la contestation a fait six morts la semaine dernière.

Ce mouvement de protestation, principalement mené par des membres de la communauté musulmane, qui constitue 14% du 1,3 milliard d’Indiens, est l’un des plus importants auxquels doivent faire face les nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi depuis leur arrivée au pouvoir en 2014.

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