La magistrate Yashumatee Gopaul, siégeant en Cour de Pamplemousses, a décidé d’accorder le bénéfice du doute à un homme accusé d’en avoir menacé un autre au jardin botanique de Pamplemousses avec un couteau tout en insultant ce dernier. Les deux hommes n’étant pas en bons termes, elle a estimé « possible » que la victime ait consigné de fausses allégations. L’accusé avait plaidé non-coupable.
Les faits se seraient produits le 10 janvier 2011. La victime alléguée explique qu’elle se trouvait à bicyclette devant l’entrée du jardin de Pamplemousses lorsque l’accusé est arrivé à moto. Couteau en main, qui mesurait « 2 pieds » selon le plaignant, celui-ci se serait alors approché. La victime alléguée tentant de prendre la fuite, l’accusé l’aurait alors insultée. Si un agent de sécurité du jardin a confirmé avoir assisté à une altercation entre les deux hommes, il a cependant admis ne pas savoir de quoi ils parlaient.
Pour sa part, l’accusé dit bien connaître le plaignant, expliquant avoir poursuivi ce dernier en justice, lui aussi pour un cas d’agression alléguée. Le jour des faits, dit-il, le plaignant l’aurait menacé, lui demandant de retirer son accusation, sans quoi il l’agresserait. Il poursuit avoir refusé de l’écouter, précisant qu’il n’avait pas de couteau et qu’il ne l’avait pas insulté. Et d’ajouter que, dans sa déposition, l’homme avait soutenu que l’arme blanche mesurait « 8 pieds », alors qu’il n’en faisait « plus que 2 » en Cour.
Dans son jugement, la magistrate a rappelé que les mots qui auraient été proférés n’ont jamais été mentionnés dans l’acte d’accusation, estimant qu’il ne serait donc « pas juste » de se fier à la version du plaignant. Par ailleurs, note la juge, il existait un contentieux entre les deux hommes, ajoutant que le plaignant, sur qui pesait aussi une accusation, aurait pu avoir consigné de fausses allégations. Raison pour laquelle l’accusé a obtenu le bénéfice du doute.