Le restaurant Istanbul Delights, à Bagatelle, a été trouvé coupable en Cour de district de Moka sous une charge de « Sell food which contained a foreign matter ». Une cliente avait porté plainte à la police, indiquant qu’après avoir consommé de la nourriture dans le restaurant, elle avait été transportée à l’hôpital où l’on avait découvert qu’elle avait un morceau de métal coincé à travers la gorge. Selon la plaignante le métal se trouvait dans la nourriture qu’elle avait consommée. Le magistrat Kevin Moorghen a conclu que tous les éléments démontrent que c’est après avoir mangé chez Istanbul Delights que la plaignante est tombée malade et a dû faire une intervention à l’hôpital ENT.La compagnie accusée avait plaidé non coupable. Selon la version de la plaignante, le 20 avril 2013, vers 20 h 30, elle s’était rendue à Istanbul Delights en compagnie de sa mère et toutes deux avaient commandé un Turkish Rice à l’agneau. Après un moment, elle s’était sentie mal, sentant « quelque chose coincé dans la gorge ». Sa mère avait alors informé le responsable du restaurant qu’elle allait transporter sa fille à l’hôpital. Disposée ensuite à trouver un accord avec le restaurant, la plaignante avait réclamé Rs 10 000 de dommages, ce que l’établissement a refusé, estimant la demande trop élevée.
La plaignante avait été transportée à l’hôpital de Rose-Belle dans un premier temps et elle avait été par la suite référée à l’hôpital ENT. Le lendemain, elle avait dû subir une intervention chirurgicale, le médecin ayant trouvé que la gorge était obstruée par un morceau de métal. En cour, la jeune fille avait concédé qu’elle s’était retirée de l’affaire à un certain moment, car les comparutions en cour coïncidaient avec son emploi du temps à l’université. Pour sa défense, le restaurant avait soutenu qu’aucune preuve ne démontrait que le morceau de métal se trouvait dans le riz.
Le magistrat Kevin Moorghen a conclu que tous les éléments démontraient que c’est après avoir consommé de la nourriture chez Istanbul Delights que la plaignante était tombée malade et avait dû recourir à une intervention à l’hôpital ENT. « The issue in the case is whether the wire she swallowed came from the ‘turkish rice’ from accused restaurant. I have had the opportunity to watch the demeanour of witness no 4 and she came across as a witness of truth. Not only is her version most plausible but it tallies perfectly with the chronology of the events and the real evidence of the case. Moreover, the testimony of the doctor fully corroborates the fact that a foreign body was stuck to her throat one day before the operation. Now, the fact that her parents and accused tried to reach a financial arrangement does not affect her credibility. It actually shows that there was an issue in the first place although I am fully aware that this is no proof of any admission by any of the parties », a souligné le magistrat.