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Lalit est très remonté contre les voix discordantes qui se font entendre depuis que le ministre de la Santé, Anwar Husnoo, a annoncé sa décision de « ramener la dispensation de la méthadone, destinée aux ex-toxicomanes, dans les centres de santé, et non plus dans les cours des postes de police. »

« Lalit soutient pleinement le traitement de méthadone destiné aux ex-toxicomanes souhaitant sortir de l’enfer des drogues. Et le ministre Husnoo a bien raison de changer les points de dispensation vers un lieu plus approprié : les centres de santé !», indique-t-on du côté de ce parti politique.

Lalit note que « les syndicalistes qui déclarent que les patients sur méthadone font preuve de “comportement à risques ou dérangent le bon fonctionnement de l’hôpital commettent la bêtise de ne pas considérer ces patients comme des êtres humains à part entière ! » Et d’ajouter que « tous les patients de diverses pathologies représentent des dangers : le diabétique dont le taux de glucose a brutalement baissé ne peut être ignoré par les services médicaux parce qu’il devient soit violent soit agressif ! Et on peut encore moins le diriger vers un poste de police ! Les patients souffrant de troubles mentaux qui sont en proie à une crise de panique, par exemple, ne peuvent être bottés hors du système médical ! Il n’y a donc aucune raison valable d’abandonner des citoyens souffrant de problèmes similaires. Cela fait partie du bon fonctionnement de la société que de pallier ce type de situations. » Lalit relève que « la société a un devoir de respect envers chaque citoyen, quel qu’il soit. » De fait, le parti politique estime que « les syndicalistes qui déplorent la décision d’Anwar Husnoo semblent réaliser qu’ils commettent là une lamentable erreur, car leurs arguments sont des plus décousus ! »

De ce fait, Lalit lance un appel « à toute la classe syndicale d’œuvrer en
faveur de toute la population, et de ne pas se murer derrière la répression. Que la police travaille dans le sens du public, dont elle a le devoir de servir ! C’est la meilleure façon d’accompagner et de protéger des patients et leurs proches. » N’en démordant pas face à la MHEU, Lalit ajoute que « c’est devenu tendance, au sein d’une certaine classe syndicale, surtout en ce qui concerne les travailleurs du transport, du circuit scolaire ou du personnel médical, d’opter pour des raccourcis à caractère répressif, au lieu de trouver des arrangements et d’élaborer des plans de travail constructifs pour tout le monde ! »

Le parti politique est catégorique : « En fait, ceux à la tête de ces mouvements syndicaux du personnel médical auraient dû être en première ligne pour défendre les intérêts des patients, tant ceux qui prennent la méthadone que les autres ! C’est en partie leur devoir d’aider à éduquer la société et, du coup, soutenir ces patients qui veulent arrêter de “trase”, voler des petites vieilles et commettre d’autres délits ! Cela parce qu’ils sont mieux placés et formés pour comprendre la problématique de la toxicomanie. »