Poursuivi devant les Assises pour le meurtre de Marie Riffine Augustin, le Rodriguais Jean Nicholas Pierre Louis écope de huit ans de prison. La sentence a été prononcée par le juge Boby Madhub.
Jean Nicholas Pierre Louis avait plaidé coupable d’une charge réduite de “wounds and blows without intentions to kill”. Lors du procès le 6 novembre, six témoins avaient déposé et les cinq dépositions de l’accusé ont été lues par l’inspecteur Govinden Rengasamy. En prononçant sa sentence, le juge a souligné que : « True it is that the accused in the present case does not have cognate offences. However, as I have stated earlier, his previous conviction does show that the previous sentences inflicted on him have been of no effect be it in terms of rehabilitation or deterrence. Added to that is the serious nature of the offence, with which he is presently charged and the gruesome manner in which the victim met her death. »
Jean Nicholas Pierre-Louis était venu à Maurice en 1999 pour travailler comme aide-maçon et avait regagné son île natale peu de temps après. Il connaissait Marie Riffine Augustin, une cousine de sa mère, qui habitait près de chez lui. Le 10 mars 2008, il était allé à Trèfles pour « prendre des légumes pour une amie », s’arrêtant au retour chez Marie Riffine Augustin pour lui demander de l’eau. Mais cette dernière a refusé et crié « Taker ! Taker ! » Jean Nicholas Pierre-Louis a indiqué qu’il n’avait aucune mauvaise intention mais, qu’en le voyant, sa tante lui avait lancé des pierres. Se sentant « humilié », il avait saisi une barre de fer et puis avait étranglé sa tante. Il l’a ensuite abandonnée avant de dissimuler chez lui ses vêtements tachés de sang. Il s’était alors rendu sur le terrain de foot de la localité, où on lui a appris que sa tante était morte. L’accusé avait exprimé des regrets, indiquant qu’il n’avait jamais eu de problème avec la victime.