Cour suprême

Il s’était acharné sur son ex-concubine pendant plus d’une heure, lui assenant des coups de poing avant de l’étrangler avec un câble de téléphone. Vishnu Jogannah, un Bouncer de 23 ans, a été condamné mardi à 38 ans de prison par le juge Benjamin Marie-Joseph, siégeant aux Assises, pour le meurtre de son ex-concubine, Patricia Verière, 41 ans, le 4 juin 2016.

Le crime a été perpétré dans l’appartement de la victime à Casa Florida Lane, Pereybère. Le jeune homme avait plaidé coupable.

La déposition de l’accusé à la police avait été lue par le sergent Mooruteea, enquêteur principal dans cette affaire. Vishnu Jogannah avait alors avoué son crime à la police. Le jeune homme, père d’un enfant de 5 ans, né d’une précédente union, avait alors expliqué aux enquêteurs qu’il avait rencontré Patricia Verière en 2015 alors qu’ils travaillaient tous deux dans un bar à Pereybère. Lui était Bouncer et elle, Bar Manager.

Tous deux ont alors commencé à se fréquenter et ont fini par vivre ensemble dans l’appartement de la victime. Le jeune homme a expliqué que leur relation de couple commençait à battre de l’aile en raison de leurs horaires de travail. C’est à partir de ces discussions que l’accusé commençait à violenter son ex-concubine.

En avril 2016, lassée du comportement violent de son concubin, la quadragénaire lui avait alors demandé de quitter son domicile pour de bon. Elle avait aussi obtenu un Protection Order en raison des fréquentes violences qu’elle subissait. Vishnu Jogannah avait expliqué aux enquêteurs que « sa Protection Order-la ti pe fatig mo latet ».

Le 3 juin 2016, vers 10h, Vishnu Jogannah a alors décidé de se rendre chez son ex-concubine. Selon lui, la victime était sortie avec un couteau pointée vers lui. « Monn bat li enn kalot lor so figir, line tonb par ledo ek tap eke enn rebor. So nene ti pe koumans segne. »

Vishnu Jogannah avait par la suite pénétré dans l’appartement pour récupérer des affaires personnelles. C’est à ce moment qu’il a commencé à se montrer violent, après que la victime ait tenté de le blesser avec le couteau. « Mo ti fini met dan mo latet ki mo pou touy li zordi ! » avait soutenu le jeune homme.

Il avait alors assené des coups de poing à la victime avant de l’étrangler. Il avait ensuite pris un câble de téléphone, qu’il avait trouvé sur le réfrigérateur, pour étrangler à nouveau la victime jusqu’à ce qu’elle pousse son dernier souffle.

Il lui avait ensuite ligoté les pieds tout en lui bâillonnant la bouche, traînant ensuite le cadavre dans une chambre pour le cacher. Le médecin légiste, Maxwell Monvoisin, qui avait pratiqué l’autopsie de Patricia Verière, a indiqué lors du procès que la cause du décès est due à une “ligature strangulation”.

Il a expliqué que les contusions et éraflures sur le cou de la victime étaient dues au câble de téléphone enroulé autour de son cou.

Une scientifique du Forensic Science Laboratory, Asha Auckloo, avait quant à elle indiqué en cour que les échantillons recueillis sur le corps de la victime avaient été analysés. Ces échantillons ont démontré qu’il y avait bien l’ADN de l’accusé sur la scène de crime.