Le procès intenté à Marie Prisca Ajéon pour le meurtre de Prithiviraj Gujadhur, un inspecteur municipal dont le cadavre avait été retrouvé dans un terrain vague rue Edison, à Rose-Hill, a été entendu hier aux Assises. Elle a plaidé coupable sous une charge de “Wounds and Blow causing death without intention to kill”. Après l’audition des témoins, le juge Benjamin Marie-Joseph a ajourné le procès. La sentence sera connue le 25 juillet. Pour rappel, la victime avait été tuée pour une somme de Rs 3 000.
Lors du procès, les enquêteurs ont produit les dépositions de l’accusée. Après la découverte du cadavre de Prithiviraj Gujadhur, le 21 août 2012, Marie Prisca Ajéon, alors âgée de 23 ans et habitant Cité Barkly, avait été appréhendée dans les parages du Club Jumbo, sur la route principale de Rose-Hill. Ce jour-là, la victime, qui venait de quitter une des maisons de jeu de Rose-Hill, avait été abordée par la jeune fille dans les environs du restaurant Coin Idéal. Après des échanges, la femme devait s’engouffrer dans la Mazda 323 de l’inspecteur municipal pour prendre la direction du terrain abandonné de la rue Edison, lieu de rendez-vous connu des « oiseaux de nuit » de la région. Pritviraj Gujadhur, qui avait quitté son domicile de l’Avenue Robert Edward Hart, Stanley, s’était initialement rendu dans une des maisons de jeu, où il avait gagné une somme de Rs 3 000 à la table de jeu, avant de décider de rentrer chez lui. À peine la Mazda 323 s’est-elle arrêtée que la victime devait se retrouver face à son agresseur. Pritviraj Gujadhur devait recevoir les premiers coups d’arme blanche alors qu’il était encore au volant de sa voiture. L’accusée avait informé son compagnon de l’arrivée de la voiture. Elle a concédé qu’elle avait aidé à maîtriser et à agresser la victime. Prithiviraj Gujadhur a été traîné par ses agresseurs jusqu’au terrain vague, où il a été laissé. Mais avant d’évacuer les lieux, Marie Prisca Ajéon et sa compagne ont fait main basse sur la somme de Rs 3 000, en possession de l’inspecteur de la municipalité de Port-Louis, aussi bien que ses cartes bancaires.