Poursuivi pour le meurtre de sa compagne, Veenoo Naiko, en février 2012, Sanjeev Ramessur a comparu devant les Assises hier. Son homme de loi Me Rama Valayden avait fait une demande pour que la charge d’assassinat qui pèse contre lui soit réduite, alors que la Poursuite a fait part de sa décision hier de maintenir cette charge. À la suite de ce développement, la défense a demandé du temps additionnel pour décider de la marche à suivre. L’affaire sera de nouveau appelée le 24 février.
Le procès de Sanjeev Ramessur, qui est en détention depuis 2012, devait débuter devant les Assises depuis l’année dernière. Cependant, son avocat avait demandé un peu plus de temps car il voulait faire certaines demandes à la Poursuite avant que le procès ne soit pris sur le fond. La Poursuite a cependant rejeté sa demande pour une réduction de la charge qui pèse sur son client.
Sanjeev Ramessur a plaidé coupable. La Cour lui avait refusé la liberté conditionnelle compte tenu du grave délit pour lequel il est poursuivi. « I note that the applicant stands charge with the serious offence of murder, which carries life imprisonment and experience has shown that suspects or even convicted persons faced with the prospect of long terms of imprisonment for serious offences have absconded despite conditions of bail imposed on them », avait souligné le juge.
Sanjeev Ramessur, plus connu sous le sobriquet de « 34 », a été arrêté le 25 février 2012 et a avoué le meurtre de sa compagne. Il avait confié aux hommes de l’Assistant surintendant de police Daniel Monvoisin avoir commis son crime car il était persuadé que sa concubine lui était infidèle. La Western Division de la CID n’avait pas eu grand mal à appréhender le suspect, qui avait subitement disparu de la circulation avant même la découverte du corps de Veenoo Naiko. Après un interrogatoire serré, le taximan est passé aux aveux, expliquant avoir agi par jalousie. Veenoo Naiko avait été retrouvée nue sous une couverture à son domicile, Route Bassin, à Quatre-Bornes. Elle avait alors la tête dans une cuvette d’eau et une serviette nouée autour du cou. L’examen post-mortem, effectué par le Principal Police Medical Officer, le Dr Maxwell Monvoisin, avait révélé qu’elle avait été étranglée.