Le procès intenté à Mario Laval Joséphine pour le meurtre de sa concubine Anju Baillache en 2013 a pris fin hier après l’audition des témoins. Dans sa déposition à la police, cet habitant de St-Pierre dit avoir agi sous l’influence de l’alcool. Il a présenté ses excuses à la cour. La poursuite représentée par Me Pravin Harrah demande une sentence de 13 ans de prison alors que l’avocat de l’accusé Me Chand Bissessur demande une peine de moins de dix ans. La juge Gaytree Jugessur-Manna a mis en délibéré la sentence, Mario Laval Joséphine ayant déjà plaidé coupable.
Deux témoins ont été appelés hier dans le cadre du procès. Le Main Enquiring Officer dans cette affaire a produit en cour les dépositions de l’accusé. Si au début Mario Laval Joséphine avait déclaré à la police avoir découvert le corps inerte de sa concubine en rentrant du travail le matin, il devait par la suite avouer son méfait. Mario Laval Joséphine avait raconté que Anju Baillache et lui se disputaient souvent car cette dernière avait toujours contact avec son ex-époux. Leur dispute se terminait souvent par des coups, les deux étant alcooliques. Le jour du drame, le couple avait commencé à se disputer depuis très tôt car l’accusé reprochait à sa concubine de vouloir rencontrer son ex-mari. « Sa zour la monn kontine bwar ziska 6 heures a soir après monn ale travay. Ver 8 heures monn retourne lakaz, Anju ti lamem ek nu finn kontine lager. Li dir mwa li pou kit mwa, li pou retourne ek Vikram », a-t-il relaté à la police. C’est là que la dispute a pris des proportions violentes et Mario Laval Joséphine a commencé à lui donner des coups partout sur le corps et à la tête. L’accusé devait raconter qu’à un moment sa tête a heurté le mur et la jeune femme s’est jetée sur le lit. En la voyant inerte, l’accusé aurait cru que la femme s’était évanouie. « Mone kit li lor lili ek monn ale dormi lor canape, lendemain monn truv li pe reste en plas mem, monn couvert li ek monn sorti », a déclaré l’accusé à la police. Il devait alors partir chez un ami pour emprunter de l’argent pour aller acheter du rhum et des cigarettes. À son retour à la maison, il constate que le corps de sa compagne s’est refroidi et réalise qu’elle ne respire plus. C’est là qu’il s’est rendu au poste de police pour demander de l’aide. En Cour hier, Mario Laval Joséphine a présenté ses excuses. Il dit avoir agi sous l’influence de l’alcool et regrette ses actes. La poursuite demande une sentence de 13 ans de prison alors que l’avocat de l’accusé Me Chand Bissessur demande une peine de moins de dix ans. Il a demandé à la cour de prendre en considération le fait que l’accusé avait plaidé coupable dès le début et a coopéré avec la police. La juge Gaytree Jugessur-Manna a mis en délibéré la sentence.