Le procès intenté à Sanjay Luchmun pour le meurtre de sa concubine, Santee Okil, le 8 mars 2009, s’est poursuivi devant les Assises hier avec l’audition du fils de la victime, Sandeep Gones. Souffrant de trisomie 21, le jeune homme avait été déclaré par les médecins qui l’avaient examiné apte à témoigner. Sandeep Gones est revenu sur les événements succédant la mort de sa mère dans la nuit du 8 mars 2009. Ce témoin clé de la poursuite a maintenu sa version, qu’il avait consignée à la police en 2009, et selon laquelle il affirme avoir vu l’accusé immoler sa mère.
Âgé de 25 ans aujourd’hui, le fils de Santee Okhil affirme avoir été témoin de toute la scène dans la nuit du 8 mars 2009. En cour hier, ce jeune homme, qui souffre de trisomie 21, a relaté ce qui s’était passé ce jour-là. « Kisanala sa misye la pou ou », devait lui demander Me Raheem Tajoodeen du Parquet au début de l’interrogatoire. « Mo pa kone », répond Sandeep Gones, qui affirme toutefois que Sanjay Luchmun, sa mère et lui vivaient ensemble. « Misye la bwar li zour mo mama », devait ajouter le témoin. À plusieurs reprises, le fils de la victime a déclaré hier que c’est Sanjay Luchmun qui avait mis le feu à sa mère. « Lin zet lalkol lor mo mama. Lin pran papye dan tiroir la kuizin, alim papye ek zet lor li », a soutenu Sandeep Gones. Lors de son contre-interrogatoire, Me Rama Valayden, l’homme de loi de l’accusé, devait cependant répondre qu’il dormait lorsqu’il a entendu crier au feu. « Ou ti ale dormi lerla ou finn tan dife. Ou mem ine netoye partou kan mama ine ale lopital ek ine ramas boutey lalkol dan so plas. Ou papa ti amen ou stasyon, li fin koze tou ek ou finn dir ou dakor », lui a dit Me Valayden. « Oui », devait répondre le témoin.
Par ailleurs, la directrice de SOS Femmes de Coromandel, Ambal Jeanne, a aussi été appelée à la barre de témoin. Cette dernière a indiqué que Santee Okhil était une habituée de l’Ong et y venait souvent pour trouver refuge contre la violence de son compagnon. « Selon les enregistrements, elle était venue une fois car son compagnon l’avait battue quand elle était enceinte », a soutenu la directrice.  Santee Okhil venait passer quelques jours au centre avant de finalement rentrer chez elle. Elle était souvent accompagnée de son fils. Les derniers témoins de la Poursuite devraient être entendus aujourd’hui.