Steve Stephen Hovas, 37 ans, était porté manquant depuis le 28 avril alors qu’il avait quitté sa maison à Sept Croisées, Trou-d’Eau-Douce, avec sa moto. Après plus d’un mois de recherche et d’enquête, la police a appris qu’il a été tué par son ami Anthony Mathurin Rosette, 30 ans, à la suite d’un règlement de compte.
Rosette est passé aux aveux hier et a conduit la police sur un terrain abandonné où il a enterré le corps. Dans la soirée, les policiers sont tombés sur un corps en décomposition soupçonné d’être celui de Steve Hovas. Une analyse ADN devra confirmer s’il s’agit bien de lui. Le suspect devait passer ce matin en cour, sous une accusation provisoire d’assassinat.
Depuis le début de l’affaire, la police avait noté des éléments troublants entourant cette disparition. Bien qu’il soit un “habitual criminal”, le trentenaire, marié et père de famille, était très attaché à cette dernière. Le 15 mai, des éboueurs ont retrouvé sa moto sur un terrain dans la localité, mais aucune trace du disparu. Son passé criminel a amené la Criminal Investigation Division (CID) de Bel-Air-Rivière-Sèche à enquêter sur ses fréquentations. Anthony Mathurin Rosette a été interrogé une première fois et a nié détenir des informations sur cette disparition. Il était la dernière personne à être vue en compagnie de la victime. Interrogé à ce sujet, il n’a pas nié qu’il n’était pas en bons termes avec Steve Hovas, mais a allégué tout ignorer sur sa disparition. Anthony Mathurin Rosette a été inculpé sous une accusation provisoire de séquestration.
Le 23 mai, la Major Crime Investigation Team (MCIT) a pris le dossier en main et le suspect a de nouveau été interrogé aux Casernes centrales. Ce dernier a allégué avoir poussé la victime à la mer après avoir consommé de la drogue. Mais hier soir, il a déclaré aux enquêteurs qu’une dispute a éclaté entre la victime et lui. Il affirme avoir frappé Steve Hovas qui s’est écroulé au sol. Il l’a laissé sur place avant de revenir plus tard pour enterrer son corps. Une autopsie sera pratiquée dans la journée pour déterminer la cause du décès. Cette enquête est menée sous la supervision de l’assistant surintendant (ASP) Luciano Gerard.