Le secrétaire financier, Dev Manraj, a dit sa confiance en la capacité de Maurice à se positionner en tant que plateforme de choix, canalisant les investissements vers l’Afrique. C’était ce matin à l’ouverture de la conférence Mines and Money, à l’hôtel Intercontinental, Balaclava. Dev Manraj a également annoncé que le Mauritius Africa Fund planche sur la création de zones économiques spéciales en Afrique.
« Même si Maurice n’a pas une industrie minière, le pays peut jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation et le transfert de capitaux pour des projets miniers en Afrique », a déclaré d’emblée le secrétaire financier, en présence de plus d’une centaine de délégués participant à la deuxième édition de la conférence « Mines and Money ». Cette conférence vise à permettre à des professionnels de l’industrie minière à travers le monde et à différents acteurs du secteur des services financiers de passer en revue les derniers développements concernant le secteur minier en Afrique, les besoins financiers des promoteurs de projets miniers, la politique de développement des infrastructures en Afrique et des attentes du continent en matière de production énergétique.
« Je suis confiant que Maurice peut devenir la plateforme d’investissement vers l’Afrique, non seulement en raison de ses performances passées, mais, plus important encore, compte tenu de la rapidité avec laquelle l’économie mauricienne est en train de s’intégrer à la région », a déclaré Dev Manraj. Maurice, a-t-il soutenu, propose un cadre régulatoire flexible et bien règlementé pour ce qui est de l’investissement dans les projets miniers. La Bourse de Maurice, dit-il, a mis en place une plateforme compétitive pour que des entreprises minières puissent lever des capitaux.
L’offre du centre financier mauricien concernant les facilités bancaires a été également évoquée par Dev Manraj, ce dernier soulignant que l’arrivée prochaine de la Bank of China devrait contribuer au renforcement de notre centre financier et aider à canaliser les fonds en provenant de la Chine et d’Asie vers l’Afrique. Dev Manraj a aussi fait état de l’implantation à Maurice de plusieurs entreprises spécialisées dans le polissage du diamant et de la capacité du pays en tant que plateforme logistique pour les besoins du commerce des pierres précieuses.
Dev Manraj s’est appesanti, par ailleurs, sur les récentes actions prises par le gouvernement pour la promotion du commerce transfrontalier, l’investissement et la coopération régionale. Il a cité en exemples le protocole de coopération signé avec le Ghana pour le développement d’un parc technologique à Accra, les retombées favorables de la mission dirigée par le ministre des Finances à l’île de La Réunion, le déplacement d’une mission d’évaluation d’un projet de création d’une zone économique spéciale à Fort Dauphin, Madagascar, et le projet de développement d’une zone semblable au Sénégal avec la collaboration du Fonds Monétaire International.
Dans la foulée, le secrétaire financier a indiqué avoir demandé au Mauritius Africa Fund d’étudier la mise sur pied de zones économiques spéciales dans des pays africains afin, entre autres, d’attirer des investissements, faciliter le transfert de technologies et renforcer la capacité d’exportation des pays concernés.
« These projects will give an unprecedented boost to the role of Mauritius in the economic development of the region and as a financial centre for Africa », a ajouté Dev Manraj.