C’est dans une ambiance tendue hier que Hemandar Madhow, président de la MITD Employees Union et Assistant Manager au Sir Rampersad Training Centre, Ébène, a comparu devant le comité disciplinaire du MITD. Des avocats du MITD avaient objecté à ce que les dirigeants syndicaux Deepak Benydin et Naraindranath Goppee soient présents lors des auditions. Toutefois, après discussion, le comité a convenu qu’ils assistent Me Kishore Pertab, avocat de M. Madhow, suspendu depuis le 21 janvier. Par ailleurs, un important dispositif policier a été déployé à l’extérieur du bâtiment lors des auditions. Le verdict sera rendu dans quinze jours.
Le 21 janvier, l’assistant manager du centre de formation du MITD à Ébène reçoit une lettre express à son domicile l’informant qu’il a été suspendu de ses fonctions avec effet immédiat. Cette action disciplinaire est justifiée par le MITD avec « cinq charges » retenues contre lui, entre autres, d’avoir fait des commentaires jugés non-fondés sur la gestion du MITD sur les ondes d’une radio privée le 20 novembre dernier et d’avoir ouvertement critiqué le MITD pour la façon dont il a procédé dans le cas d’allégation de pédophilie. Pour le MITD, M. Madhow aurait « breached Section 1.6.9 of the HR Manual by giving a statement to the press without seeking prior approval of the Officer in Charge ». Soutenu par des dirigeants syndicaux, Hemandar Madhow, le président de la MITD Employees Union s’est engagé dans un combat pour réclamer justice.
L’assistant Manager de la branche d’Ébène a comparu pour la première fois devant le comité disciplinaire du MITD hier. Une première rencontre qui s’est vite transformée en discussion houleuse vu que les avocats du MITD objectaient à ce que les deux dirigeants syndicaux, Deepak Benydin et Naraindranath Gopee, assistent aux auditions. M. Madhow est représenté par Me Kishore Pertab. Après une bonne demi-heure de discussion, les représentants du MITD ont finalement accepté que les deux syndicalistes assistent aux auditions, mais demandé à ce que seul Me Pertab soit autorisé à parler au nom de M. Madhow.
L’avocat a fait comprendre aux représentants du MITD que c’est en qualité de syndicaliste que l’assistant manager de la branche d’Ébène s’est exprimé à la presse et non en tant qu’employé du MITD. Il a demandé à ce que les charges retenues contre lui soient rayées et qu’il soit réintégré à son poste dans les meilleurs délais. Me Hervé Lassémillante, qui présidait ce comité, fera connaître son verdict dans quinze jours.
Au Mauricien, M. Madhow devait déplorer l’atmosphère dans laquelle s’est déroulée cette première recontre. À noter qu’une heure avant que le comité ne se réunisse, soit à 13 h, les membres de la MITD Employees Union, soutenus par d’autres syndicats, ont manifesté devant les locaux du MITD. M. Madhow dénonce ce qui appelle une tentative pour « intimider et museler un syndicaliste ». À noter que depuis la tenue de la manifestation jusqu’à la fin des auditions du comité, soit pendant plus de quatre heures, un important dispositif policier avait été déployé à l’extérieur du bâtiment. « On nous traite comme de vulgaires criminels », déplore M. Madhow.