C’est la grogne actuellement dans certains secteurs de l’emploi. En cause, les mauvaises conditions de travail, le salaire inadéquat, la non-publication du rapport du National Remuneration Board (NRB), les pressions exercées sur les employés… Cela a engendré une grande frustration qui risque de déboucher vers des actions syndicales.
Le ton sera donné ce samedi 26 juillet à Rose-Hill par la Hotels and Restaurants Employees Union (HREU). Depuis 2004, les employés de l’industrie touristique attendent en vain la publication du rapport du NRB pour que leurs salaires et conditions d’emploi soient revus. Leur négociateur, Amba Lutchoomanen, souligne que l’attente a assez duré. L’heure est maintenant à l’action afin que la voix des employés de ce secteur soit entendue. C’est le seul recours qu’il leur reste afin que leurs griefs puissent être pris en considération.
Ces employés réclament également des horaires de travail plus courts, comme c’est le cas dans de nombreux secteurs. “Nous travaillons quarante-huit heures par semaine alors que dans d’autres secteurs, on en est à quarante-cinq et même quarante heures. Cela nous empêche d’avoir une véritable vie sociale”, déplore Désiré M., employé dans l’hôtellerie depuis une dizaine d’années. Derrière le sourire que les employés de ce secteur doivent afficher sourd un grand mécontentement. Amba Lutchoomanen précise que selon la déposition faite devant le NRB, il est beaucoup question de l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur. D’où leur impatience pour qu’il soit publié. “Nous voulons aussi la publication du Remuneration Order, qui n’est pas sorti depuis 2004, afin que les salaires puissent être révisés.”