On ne bouge pas d’un iota. C’est dans cet état d’esprit que le ministre de la Jeunesse et des Sports et sa garde rapprochée ont abordé vendredi la conférence de presse pour un «update» sur le New Sports Bill. Mais surtout sur les cinq points, regroupés en quatre, dont le mouvement sportif avait à travers le COM demandé son «élimination» dans la nouvelle loi. Le moins qu’on puisse dire c’est que le ministre Devanand Ritoo ne veut pas lâcher du leste et persiste et signe pour garder les pommes de la discorde dans la nouvelle. La faute dit-il au Comité Olympique Maurice qui n’a pas, à ce jour, fait des contre-propositions au ministère sur ces cinq points.
«C’est dans la presse à travers les interviews du président du COM que nous avons appris que les points sont en discorde. Mais officiellement le MJS n’a rien reçu comme contre proposition sur ces cinq points. A partir de là, il n’existe pas de problème et nous comptons aller de l’avant avec les 47 propositions que nous avons faites», a d’entrée expliqué le Ministre. Reste que les quatre points qui  sont au centre des discussions demeurent primo l’approbation nécessaire du MJS avant qu’un club ou une fédération cherche son enregistrement auprès du Registrar of Association. Secundo la nécessité que la loi fasse provision des Standard Basic Rules pour les fédérations qui n’ont pas de lois internes. Tertio, le droit au ministre d’accorder une dérogation aux fédérations qui ne peuvent pas avoir le nombre de régions qui sera inscrit dans la loi et quarto: la possibilité de faire appel au ministre.
Sur le premier point Devanand Ritoo a souligné que cette clause est pour aider les clubs et les fédérations à opérer «with the principles of good governance, transparency and democracy» comme stipulé dans la Charte Olympique. «C’est aussi une manière pour le MJS de combattre la prolifération des clubs et des fédérations fictifs et en même temps assurer que les instances qui exercent; a specific, real and ongoing activity sont permis d’opérer comme une fédération nationale.» Le ministre a rappelé que sur ce point  la loi existant fait déjà provision d’un tel contrôle, mais lance une pic vers ceux qui «utilisent ce loophole» pour enregistrer des fédérations au Registrar of Association  sans obtenir au préalable l’aval de son ministère. Le ministre devait rappelé le cas des cinq fédérations qui sont à la recherche d’une affiliation avec le COM. «Mais je rappelle que ces fédérations ne sont pas reconnues par le ministère et de ce fait elles ne sont pas autorisées à organiser des compétitions et à émettre des licences», soutient-il.
Le ministre a aussi insisté que son intention n’est pas de contrôler les clubs ni les fédérations, mais il veut que ces derniers fonctionnent dans «le respect des règles.» A propos du 2e point, le ministre a soutenu qu’une fois encore ce point viendra renforcer le principe de bonne gouvernance, de transparence et de démocratie au sein des fédérations. «Cependant une fois qu’une fédération se met en conformité avec cette section de la loi, ce point ne sera pas appliqué», a martelé le ministre. En ce qui concerne le 3e point, le ministre a soutenu que le contexte mauricien veut que des disciplines comme le golf, la voile, le scuba diving, l’équitation ou le rugby ne peuvent pas être pratiquées sur toute l’île.
Pour ce qui est du point 4 qui est sans aucun doute la plus grosse pomme de la discorde, puisqu’il concerne la clause qui donne le droit à n’importe qui de faire appel au ministre au cas où il se sent léser dans ses droits. Le ministre a trouvé rationnel que cette clause existe dans la loi, malgré que cette dernière fera bien provision d’une arbitration au niveau de la fédération et d’un tribunal au niveau nationale. «Du fait que je suis acccountable à l’Assemblée Nationale sur toutes les questions liées au sport, c’est normal que si une partie se sente léser par une décision prise par une instance sportive fasse appel au ministre», affirme Devanand Ritoo. Ce dernier a estimé que 80% des problèmes au sein du mouvement sportif peuvent être réglés dans le dialogue et si la partie concernée n’est pas satisfaite elle peut toujours aller vers le tribunal.
Même si Devanand Ritoo a donné l’impression que ce dossier est clot et que la rédaction de la nouvelle loi peut commencer. Il a cependant laissé comprendre qu’il reste ouvert à toute suggestion.