Le jeune cavalier mauricien a définitivement la cote cette année. Après une expérience cauchemardesque en terre coréenne, Niven Marday a su tirer profit de son passage éclair en Californie où il avait été invité pour participer à l’édition 2015 du HH Sheikha Fatima Bint Mubarak Apprentice World Championship à Sacramento. S’il est vrai que notre compatriote n’a terminé que sixième de son épreuve, il n’a cependant pas fait le voyage pour rien puisqu’il est rentré au pays cette semaine avec une licence dans ses valises pour monter dans le pays de l’Oncle Sam.
« Cette expérience a été tout simplement incroyable », nous a d’emblée confié le Mauricien que nous avons rencontré ce jeudi à l’issue du training matinal.                   « Contrairement à la Corée du Sud, tout s’est heureusement bien passé cette fois. J’avais déjà l’adresse de l’hôtel dans lequel je devait séjourner à San Francisco et j’ai pu m’y rendre facilement en taxi depuis l’aéroport. Même si je n’ai pas pu remporter l’épreuve dans laquelle j’étais en lice (NDLR: il a terminé sixième sur My Vaz Is Hot de l’entraînement Renée Lafleur), les entraîneurs ont cependant bien aimé mon style et je suis d’autant plus fier d’avoir pu décrocher une licence pour monter en course là-bas. Cette licence est renouvelable chaque deux ans et elle est valide jusqu’en 2025 », nous a-t-il déclaré avec un large sourire.
Et quid de la compétition? « Je dois dire que j’ai été très impressionné par le niveau très élevé des coursiers là-bas. Il faut savoir qu’un maiden peut même vous coûter jusqu’à $1 million si ce n’est plus. Les infrastructures sont superbes et les apprentis que j’ai côtoyés sont aussi d’un bon niveau, même si j’ai la chance d’avoir remporté plus de courses qu’eux depuis que je chausse les étriers », nous a-t-il confié avec fierté.
Avec l’obtention de cette licence – une première pour un fils du sol – serait-il possible de voir le quadricolore flotter haut aux Etats-Unis dans un avenir proche? Niven Marday n’en écarte pas la possibilité après les nombreux échos favorables qu’il a reçus des différents professionnels américains. « Il est vrai qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait mais il n’est pas impossible que j’aille tenter ma chance là-bas, d’autant que j’ai fait la connaissance d’un entraîneur qui a bien apprécié ma façon de monter. Le fait que je sois un lightweight l’a aussi beaucoup plu. On va rester en contact et j’espère que cela va déboucher sur une offre concrète très prochainement ».