À partir de vieux documents, de photos et de cartes déchirées qu’il a pu récupérer, Noah Nany s’est embarqué dans une partie occultée de notre histoire et a retranscrit dans une bande dessinée les événements qui ont transformé un prince malgache en héros tragique. La quête de ce bédéiste de 26 ans, désireux de visiter cette histoire, fait l’objet du nouveau film de Patrice Canabady, L’ombre de Ratsitatane, présenté cette année lors du Festival Île Courts. Rencontre avec un dessinateur pas comme les autres.
Le synopsis raconte : “Ratsitatane. Un nom qui résonne toujours dans la mémoire collective des Mauriciens, avec l’écho confus d’une histoire qui n’a jamais entièrement été racontée.” Mais comment illustrer une histoire dont on ne connaît qu’une infime partie ? Pour L’ombre de Ratsitatane, certaines situations ont été librement imaginées, quelques personnages ont été inventés pour combler les zones d’ombre entourant Ratsitatane sur sa terre natale et avant son emprisonnement. Le style visuel est très explicite, montrant même la scène de décapitation, et nous met vraiment dans la peau du personnage. Pour contribuer davantage à l’immersion dans cet univers barbare, la bande dessinée qui figure dans le film sera également publiée séparément, détaillant les scènes et les vestiges de cette légende. Une bédé qui met en lumière un artiste peu commun du circuit graphique.