À la veille des fêtes de fin d’année, les propriétaires de boîtes de nuit opérant dans le Nord montent au créneau pour dénoncer la concurrence déloyale avec certains resto-bars. Selon eux, ces derniers ne respecteraient pas les horaires d’ouverture autorisés, alors que certains d’entre eux opéreraient même sans permis de vente d’alcool. Dans le sillage de cette affaire, la Tourism Authority est prise pour cible pour son « manque d’action et de rigueur » envers ces resto-bars, les propriétaires de boîtes de nuit envisageant d’engager des actions légales.
« C’est un sentiment d’injustice qui règne, particulièrement dans le Nord de l’île, par rapport aux resto-bars qui ne respectent en aucun cas les heures de travail autorisées. Le pire est que certains de ces commerces ne détiennent aucun permis pour la vente de boissons alcoolisées », fait-on comprendre du côté des propriétaires de boîtes de nuit. Ces derniers allèguent que les plaintes logées à la Tourism Authority à ce sujet ne débouchent sur « aucun résultat probant ».
« Lorsque nous dénonçons ces commerces, ce sont nous, les boîtes de nuit, qui recevons des visites surprises. La Tourism Authority s’évertue à dire qu’elle dresse des contraventions aux resto-bars mais ces derniers ne sont nullement affectés par ces amendes. Dans certains cas, leur chiffre d’affaires est de Rs 100 000 par nuit, alors que l’amende peut varier entre Rs 800 et Rs 2 000. Ces contraventions ne changent rien en fin de compte, car ils continuent à opérer normalement après », avancent-ils.
Dans la conjoncture actuelle, le problème majeur est que leur business accuse un sérieux coup, surtout en cette période festive. Ils affirment qu’il n’y a encore aucun “boost” à ce stade alors que nous sommes pratiquement à la veille de Noël et du Nouvel An. « Si on y ajoute la crise et le système de “all inclusive” dans les hôtels, le manque à gagner est énorme. Certains clubs ont dû investir entre Rs 500 000 et Rs 5 millions pour pourvoir se plier aux exigences des autorités en termes de service et de matériel », poursuivent-ils. Les propriétaires laissent entrevoir un avenir sombre pour les nightclubs du Nord si aucune mesure corrective n’est prise dans les plus brefs délais pour un meilleur contrôle de la situation. « Si cette tendance se poursuit, plusieurs clubs seront contraints de fermer leurs portes dès 2014 compte tenu de l’énorme manque à gagner. Il sera très difficile d’opérer avec une “peak season” d’un mois sur une période d’un an. » En attendant, les propriétaires de ces établissements se concertent de manière régulière en vue de décider de la marche à suivre.