Jack Bizlall a animé un point de presse aujourd’hui pour dénoncer le manque d’écoute et l’abandon, phénomènes qui seraient à l’origine de l’incarcération de Nitin Chinien. Il rappelle que cela fait deux ans que le chanteur se bat contre son licenciement « injustifié » de la MBC, sans avoir l’écoute nécessaire des autorités concernées. Il a cité le cas de plusieurs personnes qui se trouvent dans la même situation. C’est pour cela qu’il compte lancer un collectif à l’écoute de ceux qui souffrent, afin d’éviter une explosion sociale. L’Observatoire de la démocratie réclame également la remise en liberté de Nitin Chinien et de Jameel Peerally au plus vite.
« Une série de groupes de personnes se sentent abandonnées dans le pays. Des veuves du port, aux ex-planteurs de tabac, en passant par les 250 médecins contraints de passer un examen extracurriculaire… la deuxième génération de rastas qui se sentent incompris, les marchands ambulants de Curepipe qui ne peuvent travailler… Tous ont cherché en vain l’écoute des autorités concernées », fait ressortir d’emblée Jack Bizlall.
Parallèlement, « il y a un accaparement à plusieurs niveaux de la part de personnes proches du pouvoir que je qualifierai de réseaux mafieux ». Autant de raisons qui lui font dire que la situation risque d’être problématique pour le pays. C’est pour cela, dit-il, que l’observatoire lance un collectif à l’écoute de ceux qui souffrent, afin d’éviter des dérapages. Le premier rendez-vous est prévu le 14 décembre au Plaza de 12 h 20 à 15 h 30. Tous ceux qui se sentent concernés par la situation sont invités.
S’exprimant particulièrement sur le cas de Nitin Chinien et de Jameel Peerally, Jack Bizlall est d’avis que les fautes qui leur sont reprochés ne justifient pas leur détention jusqu’à ce jour. Il réclame leur remise en liberté dans les plus brefs délais. « Après la justice pourra se pencher sur leur cas. » Il considère inacceptable que la cour ait décidé de garder Nitin Chinien en détention jusqu’au 23 décembre « pour donner à la police le temps de présenter une charge formelle contre lui ».
Jack Bizlall rappelle que la justice doit être indépendante. Il ajoute que « le DPP doit faire preuve d’intelligence en discernant ce qui est raisonnable de ce qui ne l’est pas ». Il est aussi d’avis que le judiciaire devrait avoir son propre réseau d’information « au-delà de ce que lui présente la police ».
Jack Bizlall a également lancé un appel au commissaire des prisons de ne pas « garder les jeunes dans les prisons en raison des risques élevés d’agression ». Il se dit pour une structure séparée où leur sécurité serait garantie.