AFP

La période de six mois accordée par l’ONU cette année au Royaume-Uni pour abandonner le contrôle des îles Chagos est arrivée à son terme ce vendredi 22 novembre. Le Royaume-Uni, qualifié d’occupant colonial illégal, a ainsi été soumis de rendre le contrôle du territoire des Chagos à Maurice.

Or, le Foreign and Commonwealth Office (FCO) britannique insiste sur le fait qu’il a tous les droits de s’accrocher aux îles – dont l’une, Diego Garcia, abrite une base aérienne militaire américaine.

« Le Royaume-Uni n’a aucun doute quant à sa souveraineté sur le territoire britannique de l’océan Indien (British Indian Ocean Territory – BIOT), qui est sous souveraineté britannique depuis 1814. Maurice n’a jamais détenu la souveraineté sur le BIOT et le Royaume-Uni ne reconnaît pas sa revendication », soutient le FCO dans une publication de BBC News.

Durant la reprise des travaux parlementaires ce jeudi, 21 novembre, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a déclaré que le gouvernement mauricien est déçu par la position adoptée par les Britanniques.

« Ils n’ont pas l’intention de se retirer et ont choisi de rejeter l’avis consultatif et la resolution. Le gouvernement mauricien continuera à être implacable sur ce dossier ».

Et d’ajouter que « le refus systématique du Royaume-Uni d’autoriser d’anciens résidents est une affaire grave et viole leurs droits humains ».

Pour rappel, en mai, l’Assemblée générale des Nations unies a voté à une écrasante majorité en faveur du retour des îles Chagos, 116 États soutenant cette initiative et seulement six la contestant.

L’ONU a déclaré que la décolonisation de Maurice « n’a pas été menée d’une manière compatible avec le droit à l’autodétermination » et que par conséquent « la poursuite de l’administration (…) constitue un acte illicite ».

Cette résolution a été adoptée seulement trois mois après que la Haute Cour de l’ONU eut conseillé au Royaume-Uni de quitter les îles « aussi rapidement que possible ».

De fait, une manifestation du Groupe Refugiés Chagos est prévue ce vendredi devant l’ambassade britannique.