La chute des températures qui a régné sur l’ensemble de l’île samedi dernier s’est faiblement fait ressentir sur les côtes sud-est, plus précisément à Beau-Vallon, Mahébourg, où une forte chaleur musicale avait envahi les lieux. C’était à l’occasion de la cinquième édition du One Man Show’Z au Baz’Art. Une fois de plus, le rendez-vous incontournable de MOUV a permis à la petite foule qui avait fait le déplacement de passer un agréable moment.
Si le cadre, avec un espace ouvert et spacieux, a été un atout pour l’événement outdoor, le concept imaginé par Damien Bathurst, Roberto Reine de Carthage et les autres membres de MOUV a aussi séduit de par son approche musicale plutôt intéressante. Le One Man Show’Z, c’est de la musique non-stop soit sur la scène principale soit sur celle de l’Acoustik Corner. Il faut surtout dire que d’édition en édition, cette fameuse scène mise à la disposition des talents émergents rencontre du succès. Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir se démarquer on the stage. Ce qui fait que le public a le choix entre des styles, des variations musicales différents.
Côté grande scène, comme à l’accoutumée, l’assistance a eu droit a des show’z de qualité. Les cinq artistes (Hans Nayna, Ras Nininn, Gary Victor, Menwar et Zulu) attendus ont tous livré des prestations acoustiques aux couleurs de leur registre de prédilection. Mention spéciale pour le jeune chanteur Ras Nininn qui en véritable Koul Kreol a su embarquer son public dans un sympathique groove musical. Et pour l’étoile montante de la scène locale, Gary Victor, qui lui aussi a fait participer les membres de l’assistance en reprenant Zoli Mamzel ou encore se réadaptant sur du Jean-Marc Volcy, du Kaya et du Christophe Maé.
Toutefois, ceux qui ont l’habitude de suivre les live de l’enfant de Mahébourg, Zulu, ont certainement regretté sa courte performance, qui ne semble justement pas cadrer avec la durée initiale accordée à tous les invités du One Man Show’Z. Belle initiative cependant de la part de l’interprète de La Métisse, qui s’est associé à Menwar, Roberto Reine de Carthage (cajon) et Bryan Armoogum (trombone) le temps d’une reprise de Sizann. Et oui, le One Man Show’Z, c’est aussi le partage, l’innovation et l’improvisation.
Au final, cette cinquième édition du One Man Show’Z valait nettement le déplacement. Surtout pour ceux qui ont découvert pour la première fois le talent particulier et énergique du danseur Emmanuel Chellen.