La saison du Metropolitan Opera s’ouvre avec l’impressionnant opéra de Verdi, Macbeth. Quand un des plus grands compositeurs du XIXe s’empare de l’oeuvre clé d’un des plus talentueux et mystérieux auteurs classiques d’Angleterre, cela donne un spectacle grandiose et chargé d’émotion. À en croire les extraits critiques envoyés par Opera Mauritius, les têtes d’affiche Zeljko Lucic et Anna Netrebko font revivre le couple royal avec puissance et finesse. À découvrir un HD live dans la salle Mciné, du Shopping Centre de Trianon, le vendredi 21 novembre à 20 h.
Le pouvoir, la guerre et la passion auxquels s’invite la magie du spectacle en live… C’est à un peu de tout cela qu’Opera Mauritius nous convie vendredi prochain grâce à une nouvelle séance de projection « live » en HD, en partenariat avec le Metropolitan Opera. La dernière séance qui a été proposée en octobre dans la même salle, La Bohême, était présentée en différé, même si l’illusion d’y être est renforcée par les séquences qui montrent le public de la salle new-yorkaise en train de s’installer confortablement dans le velours des fauteuils… Cette fois, sauf problème technique, la simultanéité sera une réalité, comme elle l’avait été à quelques minutes près pour la première séance qui présentait Joyce di Donato dans la Cenerentola en mai dernier.
Macbeth est, avec Nabucco, le chef-d’oeuvre de Verdi, oeuvre romantique par excellence à laquelle la magie de l’univers baroque et le sens dramaturgique shakespearien ajoutent la grandiloquence et la force des sentiments. Nous assisterons aux agissements du couple infernal, aux tribulations des esprits malfaisants, aux guerres et aux assassinats des généraux de l’armée écossaise, avant que la déchéance et la chute du Thane et de Lady Macbeth ne sonnent le glas de ce spectacle aux accents pessimistes quant aux méfaits de la soif de pouvoir…
Inspiré de l’oeuvre maîtresse de Shakespeare, le livret de cet opéra majeur du répertoire a été écrit par Francesco Maria Piave. La première mondiale avait été présentée le 13 mars 1847 dans un des charmants théâtres de Florence, à l’occasion du Carnaval, tandis qu’une version révisée, avec quelques ajouts dans le respect absolu de la partition, a été présentée à Paris en avril 1865.
Ici, la direction d’orchestre est assurée par Fabio Luisi, qui accompagnera avec ses musiciens l’entrée en scène de ces personnages d’un autre temps dont les préoccupations semblent éternelles quand on pense à certaines séries télévisées consacrées aux coulisses du pouvoir (House of Cards, Scandal et bien d’autres), à savoir outre le Thane et Lady Macbeth ; Banquo, interprété par René Pape, Raymond Renault dans le rôle de Duncan, le roi d’Écosse, Noah Baetge dans celui de Malcolm (fils de Duncan), Moritz Linn prenant les traits de Fleane (fils de Banquo), Joseph Calleja pour Macduff, Claudia Waite en dame de compagnie, le docteur James Courtney ou encore un des meurtriers interprété par Seth Malkin…