Photo Archives : Membres du kollectif Rivière-Noire

L’envers du décor à Rivière Noire, présenté cette semaine à la presse, est un rapport étoffé qui vient exposer sous différents angles la problématique du logement intrinsèquement liée à la pauvreté dans les différents endroits de la région. 636 familles ont été répertoriées et 11 zones identifiées comme des poches de pauvreté par l’anthropologue Maya De Salle-Essoo, qui a réalisé le rapport pour le compte du Kolektif Rivier Nwar (KRN). Fort intéressant à plus d’un titre, ce document, s’avère être aussi un outil utile pour les acteurs appelés à combattre la pauvreté.

À travers un travail minutieux qui va du peuplement de Rivière Noire à la délicate question des terres, dont celles occupées par les « grands propriétaires de la région », l’anthropologue situe l’origine de la crise du logement dans le milieu « pauvre. » Et souligne la « ghettoïsation » grandissante qui marginalise la population concernée. Une série de recommandations sont émises, dont l’acquisition des terres et la construction de maisons sociales soutenue par l’accompagnement des bénéficiaires.

Même si l’envers du décor à Rivière Noire présente une réalité connue de tous et ne dévoile aucune surprise, il faut néanmoins reconnaître que cette même réalité fait enfin l’objet d’un document, d’autant plus au contenu — tant qualitatif que quantitatif — bien ficelé ! Toutefois, il est regrettable que le KRN se refuse à communiquer davantage sur des questions qui coulent de source après avoir diffusé un tel document.

D’un côté, Mario Radegonde, du groupe ENL — un des partenaires stratégiques et fondateurs du KRN — et membre du collectif, disposé à nous éclairer uniquement, à condition qu’il ait un droit de regard sur nos questions, requête que nous avons évidemment déclinée. Et, de l’autre côté, KRN, qui fait la même demande et qui dit devoir consulter son comité avant de répondre aux questions de Week-End. Mais depuis la publication de son rapport, KRN, par l’entremise de son président, se fait un devoir d’aller à la rencontre des personnalités politiques et autres décideurs clés de la société pour leur remettre une copie du document.