Des habitants de Pereybère déplorent la « situation embarrassante » qu’ils vivent en raison de la présence de boeufs dans la localité. « Je vis un véritable cauchemar à cause des boeufs qui ont envahi mon espace. Moi qui avais pourtant cru que j’allais vivre une retraite paisible en investissant une somme importante pour la construction d’une maison, nous sommes aujourd’hui devenus prisonniers d’une situation embarrassante. Je demande à la police de la localité et celle de l’environnement de prendre des sanctions contre le propriétaire, qui laisse traîner ses boeufs dans les parages, occasionnant du désordre. Sans compter des nuées de mouches », a confié au Mauricien James Viramalay, 79 ans et habitant l’Impasse Serein Deux à Pereybère.

Le septuagénaire, qui avait travaillé en Europe pendant de longues années, est retourné à Maurice depuis cinq ans, et ce pour vivre « tranquillement » sa retraite en compagnie de son épouse. Il avait posé sa valise dans un premier temps à Quatre-Bornes et s’est laissé ensuite convaincre par d’autres proches qui l’avaient conseillé que le littoral nord « enn bon landwra pou viv ». Il ne savait toutefois pas qu’un troupeau de boeufs, dont le propriétaire habite la localité, allait perturber son quotidien. « Ils viennent tous les jours devant la maison pour dévorer les arbustes et les plantes pour qui j’avais consacré tout mon temps. Les boeufs viennent très tôt le matin et restent jusqu’à fort tard dans l’après-midi avant de rentrer. La bouse des vaches jonche le sol un peu partout et sans compter l’odeur nauséabonde et le désordre que cela occasionne. Ces mammifères ruminants qu’on voit un peu partout à Pereybère et à Bain- Boeuf sont parfois source d’embouteillages. Cela nécessite l’intervention de la police pour les évacuer », explique-t-il. Et qu’en est-il du rôle de la police de l’environnement ? James indique l’avoir en plusieurs occasions appelée. « Je l’ai appelée à plusieurs reprises. Aucun changement n’a été noté. Je ne sais pas pourquoi le propriétaire, qui est connu dans la localité, n’est toujours pas inquiété. Et en attendant, c’est mon épouse et moi qui devons subir les caprices de ces animaux », déplore-t-il.

Leila, une ex-habitante de Bain-Boeuf, abonde dans le même sens. « Les boeufs sont devenus une nuisance pour les habitants de cette localité. Ils font du désordre partout. Ils traversent chaque matin dans le morcellement Macumba, à Bain-Boeuf, avant d’aller se rafraîchir dans une mare à proximité d’un grand appartement », indique-t-elle. Ces mammifères, poursuit-elle, se dirigent ensuite vers la route principale de Pereybère. Elle ajoute : « Et là, c’est le chaos. La circulation reste bloquée. Les automobilistes doivent attendre un bon moment avant de poursuivre leur route. » S

elon Leila, cette situation dure depuis « très longtemps ». Les habitants, qui sont venus habiter dans cette région, ont fi ni par s’habituer à ces animaux. « Mais les nouveaux résidents n’accepteront jamais une telle chose. Ils ont investi énormément pour vivre en paix et non pour se faire embêter par des boeufs, alors que les éleveurs dorment tranquillement et paisiblement chez eux », insiste Leila.