Très connue des employés de la capitale, Pizza Paradis, première pizzeria de l’île, fondée en 1988 par Mme Ramphul et reprise par Patrick Viney en 2012, s’est fait un nom au fil de ses 28 ans d’existence. Aujourd’hui, hormis les recettes bien gardées transmises par la première propriétaire, le restaurant bénéficie d’un nouveau souffle à travers le dynamisme du fils du propriétaire, Loïc Viney. Depuis un mois déjà, un service de livraison est proposé sur Ébène, nombre d’anciens employés de Port-Louis y ayant bougé. D’autres modes de livraison vers d’autres endroits sont également à l’étude.
C’est à sa retraite, en 2012, que Patrick Viney, ancien comptable, décide, pour meubler son temps et pour continuer à avoir des revenus, d’acheter la franchise de Pizza Paradis. « Une employée, comptant vingt-cinq ans de service et ayant le savoir-faire, est restée avec nous. Trois mois durant, Mme Ramphul m’a dispensé une formation tout en me transmettant ses secrets bien gardés » indique Patrick Viney. Mais, à l’époque c’était sans compter que son fils, Loïc, souhaiterait un jour prendre le relais. « Mon fils, qui a 22 ans, a fait des études en ‘hotel management’. Il a des idées que moi je n’aurais pas eues ». Depuis l’arrivée de ce dernier en février dernier, un coup de neuf a été apporté au menu sans que celui, classique, que les habitués connaissent par coeur, ne soit altéré. Sur commande, les clients peuvent avoir trois nouvelles pizzas : la Créole (rougaille de saucisses de poulet) ; l’Epicée (curry de poulet) et La Rodriguaise (au poisson salé). Il a de plus lancé des ‘value meals’ : 3 tranches de pizza et une boisson gazeuse à Rs 190 ; une pizza de huit tranches et deux boissons gazeuses à Rs 500. « Si les gens comparent les prix à ceux d’autres pizzerias, il est vrai que c’est un peu plus cher chez nous, mais, nous ne voulons pas baisser la qualité en baissant le prix. La pâte est bien croustillante et les pizzas bien garnies ».
Patrick Viney rappelle que ce sont surtout les employés de bureaux qui constituent la majorité de sa clientèle. « Comme il y a pas mal d’employés qui ont bougé pour Ébène, nous avons commencé depuis un mois à proposer un service de livraison ». Si les demandes n’abondent pas encore, le propriétaire estime qu’au vu de la portion de la population qui s’y trouve pour le travail, « le marché ne devrait pas être difficile à atteindre. Nous avons déjà fait de la pub à la radio, sur Facebook et bientôt on aura recours à un ‘mass mailing’. Nous avons aussi distribué des dépliants ». Prochaine étape : « trouver un local à Ébène ou ailleurs » pour desservir la région. Se montrant très confiant quant aux capacités de son fils à porter l’entreprise encore plus loin à l’avenir, le père se réjouit que sa relève «  a un sens du développement ». À 22 ans seulement, Loïc Viney, qui a travaillé deux ans à Dubayy, est bien motivé à reprendre graduellement l’entreprise. « À mon âge, je n’aurais su développer le business comme lui entend le faire » ajoute le père.
Une des particularités de Pizza Paradis : « nous vendons aussi les pizzas par tranche. Parfois, certains clients prennent une tranche et repartent. Le service est rapide puisque toutes les variétés sont prêtes à être vendues. Même si un groupe de personnes veut prendre deux pizzas de 16 tranches au total, elles peuvent avoir 8 variétés différentes et donc manger à leur goût ».
Actuellement, la pizzeria travaille de concert avec deux sociétés pour tenter de proposer un service de commandes en ligne. « Le client peut alors, à partir d’une application sur son portable, passer ses commandes. Nous pourrions alors desservir la région de Pailles où il existe aussi pas mal d’employés de bureaux ». En attendant de pouvoir savourer leurs croustillantes pizzas ailleurs qu’à Port-Louis et Ébène, laissons le temps aux idées de mûrir davantage chez les Viney…