À travers la déproclamation d’une partie de la plage de Trou aux Biches dans le but d’y ériger un restaurant, le gouvernement mauricien vient une nouvelle fois montrer qu’il n’a pas compris certains des enjeux environnementaux du pays. Il démontre également qu’il n’oeuvre pas dans l’intérêt du public. Nos 95 plages publiques diminuent comme une peau de chagrin, limitant l’accès à cet espace de loisirs pour les Mauriciens. Cela accentue les problèmes environnementaux concernant les plages et la mer.
Après la tentative avortée de construire un restaurant à Mont Choisy en 2010 et d’autres intervenues à Flic en Flac ou au Morne dans le passé, on se serait imaginé que le gouvernement avait appris de ses erreurs. Tel n’est pas le cas. Le ministre du Logement et des Terres a déproclamé une partie de la plage publique de Trou aux Biches afin de la louer à bail à un individu qui, comme de bien entendu, est un proche du pouvoir.
La gestion des plages par la Beach Authority est montrée du doigt. “Le mandat de la Beach Authority est de protéger les plages et de les gérer, pas de les vendre”, s’insurge Vassen Kauppaymuthoo, océanographe et ingénieur en environnement. Nous avons tenté d’avoir une déclaration du directeur de la Beach Authority, mais il ne nous a jamais retourné nos appels. Par ailleurs, nos tentatives de nous procurer auprès du ministère du Logement et des Terres les chiffres concernant la superficie de plages publiques mauriciennes louées à bail au public sont restées vaines.