Le conseil municipal de Port-Louis durcit le ton face à la présence de marchands ambulants dans les environs du Marché central, en mettant en application le jugement de la Cour suprême qui interdit la vente de produits illégaux dans un rayon de 500 mètres autour de la structure. Des développements sont à prévoir la semaine prochaine, selon nos sources.
Les réunions se succèdent depuis quelque temps avec la police, les inspecteurs municipaux, les hauts cadres de la ville de Port-Louis et les inspecteurs de la National Transport Authority (NTA) pour décourager les marchands de rue. Le conseil municipal de Port-Louis, par voie de presse, a tenu à rappeler qu’il est strictement défendu d’exposer et de vendre des articles à la rue Farquhar et dans les rues avoisinantes du Marché central.
La mairie, avec le concours de la police, compte sévir contre tous les marchands ambulants dans ces zones prescrites, et cela en vertu des règlements du marché central. En conséquence, les articles illégaux seront saisis, avise-t-on.
Le président de la Market Traders Association (MTA) se dit satisfait. « Le nouveau maire a pris la bonne décision pour sévir contre les marchands de rue. Il a su respecter la valeur d’un jugement de la Cour suprême. Cette décision est salutaire », affirme Isoop Soobedur. Ce dernier fait référence à la mise en application du jugement de la Cour suprême délivré le 16 août 2012 interdisant les marchands ambulants de toute activité commerciale illégale dans un rayon de 500 mètres autour du Marché central. « C’est nous maraîchers et autres commerçants qui sommes les plus pénalisés par la présence de marchands illégaux. Je ne peux que me réjouir que les autorités aient décidé de prendre des mesures contre la présence de marchands ambulants. Toutefois, nous espérons que ces mesures s’inscriront dans la durée », souligne Isoop Soobedur. Mercredi dernier, le Front Commun des Commerçants de l’Île Maurice (FCCM), la Taxi Proprietors Union et la Market Traders Association ont rencontré le Lord-maire, Oumar Khooleegan. Raj Appadu, président du FCCM, réagit : « Nous avons fait comprendre au maire que “enough is enough”. Il est l’heure de rétablir l’ordre dans la capitale. On ne peut plus continuer à recourir à des armes légales alors qu’il existe déjà un jugement favorable envers les commerçants contre les activités illégales à Port-Louis », dit-il.