La magistrate Niroshini Ramsoondar, siégeant en Cour intermédiaire, a trouvé Mahadeosingh Lutchiah coupable de trafic de drogue. Il avait été arrêté avec 21.01 g de cannabis en sa possession. La sentence sera prononcée ultérieurement.
La drogue saisie avait été trouvée dans cinq colis dans une pochette de téléphone portable en cuir noir. Lors de sa comparution en cour, Mahadeosingh Lutchiah a admis qu’il était en possession ce jour-là de la drogue mais a nié qu’elle était destinée à la revente. Il a plaidé non-coupable.
Le policier Mavouse, témoin dans l’affaire, a déclaré que le 14 mars 2012, il s’est rendu à un entrepôt avec des officiers de l’ADSU après avoir obtenu des informations concernant un trafic de drogue qui y avait lieu. À la vue des policiers, Mahadeosingh Lutchiah a pris la fuite. Toutefois les policiers ont pu l’appréhender. Ils ont également sécurisé la drogue se trouvant dans une pochette en cuir noir retrouvée sur le prévenu.
Après avoir été informé du délit pour lequel il a été appréhendé — qui tombe sous les articles 30 (1) (f) (i) et 47 (5) (a) de la Dangerous Drugs Act —, Mahadeosingh Lutchiah devait déclarer : « Sa sink roulo gandia-la pou mwa sa misie. Mo ti pe al fer enn lizaz ar sa… »
L’accusé a présenté ses excuses à la Cour. Il a aussi déclaré que c’est la première fois qu’il a des démêlés avec la justice et qu’il n’avait pas réalisé les conséquences d’avoir en sa possession de la drogue. En Cour, il a raconté qu’il allait rencontrer deux amis pour fumer du cannabis. Mahadeosingh Lutchiah n’a toutefois pas retenu les services d’un homme de loi pour assurer sa défense.
« Accused did not challenge the contents of his defense statement containing his “admission” or his signature and neither did he cross-examine PC Mavouse », lit-on dans le jugement. S’appuyant sur les preuves produites en Cour, la magistrate Niroshini Ramsoondar conclut que Mahadeosingh Lutchiah allait utiliser une partie de cette drogue pour son usage personnel et comptait en vendre le reste.