Les délégués et invités du Pravasi Bharatya Divas (PBD) ont eu l’occasion de voir les multiples facettes culturelles de Maurice à travers un spectacle de plus de 90 minutes conçu et réalisé par Suchita Ramdin du Rabindranath Tagore Institute. Malheureusement, un problème technique répétitif est venu ternir l’éclat qu’il aurait pu avoir de par la magnifique prestation des artistes.
C’est à travers la diffusion d’un film documentaire entrecoupé et illustré par un spectacle de haut niveau des artistes mauriciens que Suchita Ramdin a tenté de capter l’âme de Maurice pour la retransmettre aux délégués du PBD. Ce sont des images d’une île Maurice carte postale, avec les magnifiques plages au sable fin et hôtels de luxe, qui ont donné le coup d’envoi du spectacle marquant la fin des deux journées de travaux pour les délégués.
Le film évoquait dans un premier temps l’histoire de l’immigration indienne à Maurice et du développement économique du pays. Un groupe d’élèves de chants du Indira Gandhi Centre for Indian Culture (IGCIC), ont chanté Ekla Cholo Re en hommage à Rabindranath Tagore, le prix Nobel indien. Le bhojpuri, langue et culture de la majorité de Mauriciens originaires de l’Inde, a eu une place de choix avec une prestation haut en couleur des artistes réunis par le Bhojpuri Speaking Union (BSU). Dans leurs vêtements de couleurs vives et dans une ambiance de fête, ils ont entonné les chansons bhojpuries qui marquent des événements forts comme la naissance d’un enfant. Ils ont laissé la place à la présentation des avancées dans l’éducation tertiaire avec la contribution de l’Université de Maurice (UoM) et du MGI. Cette institution qui a aussi une grosse contribution dans la préservation de la culture mauricienne notamment celle des immigrants indiens a présenté une troupe de femmes qui à travers leurs danses ont illustrée trois aspects de la vie de la femme de l’immigrant. Selon la narratrice, « elles ont dansé comme elles le faisaient dans le temps alors qu’elles vaquaient à leurs tâches ménagères ».
Plongés dans cette intimité, chacun attendait le prochain numéro. Malheureusement, une confusion dans le choix du CD au niveau de la régie est venue casser cette atmosphère. Les danseuses de kathaks prêtes sur scène ont dû attendre « pendant un long moment » qu’on retrouve la bonne musique pour commencer leur danse très appréciée d’ailleurs par les invités. Cette situation se répétera une nouvelle fois au moment où le chanteur du Islamic Cultural Centre (ICC) se présente sur scène. Celui-ci décidant à un moment de quitter la scène avant de revenir et d’attendre encore quelques secondes, de longues secondes en attendant qu’on retrouve sa musique. Les autres troupes culturelles, tamoules, télégoues, marathies ont néanmoins présenté des numéros d’un très haut niveau plongeant, en l’espace de quelques minutes le spectateur dans leur culture d’origine. Le problème technique récurrent aura néanmoins brisé la symbiose qui commençait à s’installer.
Les prestations classiques ont laissé la place à la troupe Dance in the city. Les danseurs ont présenté une magnifique chorégraphie d’un mélange de chansons bollywoodiennes anciennes et nouvelles. Le spectacle a pris fin avec un tableau démontrant toutes les cultures introduites par différentes vagues d’immigrants à Maurice. Attendus à dîner l’hôtel InterContinental à Balaclava, certains délégués ont commencé à quitter la salle avant la fin du spectacle.