Les événements se sont succédé, d’une façon pas très positive, en trois jours pour le président du COM. D’abord, il y a eu mercredi après-midi le ruling du juge Domah sur l’illégitimité établie, en vertu du Sports Act, des cinq nouvelles fédérations (escrime, hockey, pentathlon moderne, aviron et canoë-kayak) et celle de Doreen Tiborcz et de Nunkishor Fakun. Puis l’échec de la rencontre avec Jérôme Poivey et Alain St-Louis jeudi matin à Labourdonnais Court pour un retrait du procès en cour, puis sa décision d’annuler la double assemblée du COM, toujours jeudi, au Gold Crest Hôtel et la contre assemblée tenue en temps et heure par le groupe Giraud à la même place et pour clore, la mauvaise série de son éviction de la réunion entre Poivey-Berrat et le ministre Ritoo. Visiblement hier matin au téléphone, le président du COM a gardé son calme et tente de s’expliquer sur ces différents points.
JUGEMENT DOMAH: «Loin de moi l’idée de contredire le Juge Domah je crois que ce dernier s’est basé sur un Sports Act dépassé et qui est en phase d’amendements. Je compte néanmoins faire appel contre ce jugement que je considère comme unfair vis-à-vis de ces sept personnes, car le jugement ne reflète pas non plus la réalité.»
ANNULATION DE L’AG ANNUELLE ET SPÉCIALE: «Cette décision n’est nullement motivée par une quelconque intention de ma part de rester au pouvoir ou de garder mon fauteuil de président. Jeudi à 10h30 avant ma rencontre avec Jérôme Poivey, j’avais la ferme intention d’organiser ces deux assemblées. Du reste, tout était prêt pour le faire. Mais lorsque Jérôme Poivey m’a parlé d’une loi désuète je me suis rendu compte que nous allons contre  le principe de l’olympisme où les sept fédérations avaient le même droit que tous.»
CONTRE AG DU GROUPE GIRAUD: «Vous savez tous les fédérations, quelque nombre qu’il soit ont le droit de se rencontrer pour exprimer leur colère ou leur désaccord contre moi ou contre le COM. Mais venir dire que c’est une assemblée générale, même s’il y a eu une dizaine de fédérations présentes n’a aucune logique et n’a aucun locus standai. Cette rencontre à Gold Crest n’est pas une assemblée générale du COM et je persiste à dire que je n’ai pas fait d’outrage à la cour. Mes hommes de loi ont lu et relu le jugement il n’y a pas outrage à la cour.»
Mais que ces évènements se sont succédé et que chacun a donné sa position, il va sans dire que la question qui reste posée aujourd’hui est what next? Pour le président du COM, tout reste entre les mains du CIO qui a envoyé ses émissaires à Maurice. «J’attends les directives du CIO et en attendant, je continue mon action en cour», a précisé Philippe Hao Thyn Voon à Week-End.