Une cérémonie de consécration d’un temple tamoul dans l’enceinte de la nouvelle prison de Melrose a eu lieu aujourd’hui en présence des corps religieux des villages avoisinants, des membres des Organisations non-gouvernementales ainsi que des cadres de la prison.
La nouvelle prison dispose de quatre lieux de culte pour les détenus. Les détenus dans les prisons sont libres de pratiquer leur religion et ont accès aux représentants reconnus de leurs fois respectives. Selon le Commissaire des Prisons, Jean Bruneau, le bien-être spirituel aide le détenu à réfléchir sur les méfaits qu’il a commis et à tourner la page. « La spiritualité l’aidera aussi à modifier son comportement et à se réconcilier avec lui-même, les autres et Dieu », soutient-il.
Le Commissaire a cité un proverbe du sage Avvaiyar, « Kovil ila ouril Iroukavendam », qui se traduit par « Ne jamais vivre dans un endroit où il n’y a pas de lieu de culte ». Il avance qu’un lieu de culte est un point de repère important où les personnes se rencontrent, prient, socialisent et peuvent aussi bénéficier de guides spirituels et de valeurs morales. L’accent est aussi mis sur la façon de se comporter et de faire montre de respect dans la société comme un bon citoyen.
Dans le milieu carcéral, alors que la formation préprofessionnelle et l’éducation sont destinées au corps et à l’esprit, le bien-être spirituel et l’accompagnement pastoral touchent le coeur de l’individu et aident à amener un changement positif en lui. Le bien-être spirituel, estime-t-on, apporte une réorientation sociale et aide un détenu à redécouvrir l’espoir, la dignité de soi, l’amour et la compassion pour les autres. La croyance en Dieu transforme son coeur, son caractère et sa personnalité, ce qui est propice à sa réhabilitation.