La Mauritius Society of Authors (MASA) n’est pas au bout de ses peines après les remous de la semaine dernière concernant les royalties. En dépit des efforts de la société pour payer ceux qui étaient dans une situation difficile, le 31 décembre dernier, des membres maintiennent la pression pour une assemblée générale extraordinaire avant la fin de ce mois.
Une réunion urgente du board de la MASA a eu lieu le samedi 29 décembre 2012 en vue de trouver une solution aux problèmes des royalties qui a provoqué la colère des artistes deux jours plus tôt. Au cours de cet exercice de répartition des droits d’auteur, un certain nombre d’artistes n’avaient pas reçu leurs royalties et d’autres ont obtenu des sommes bien en deçà de leurs attentes. Le board de la MASA a ainsi pris la décision de revoir le cas de cinq à six membres qui se trouvaient dans une situation difficile.
Mais c’était le cafouillage une nouvelle fois aux locaux de la MASA le 31 décembre. Un certain nombre d’artistes s’y sont rendus, pensant que la société allait rectifier le tir pour tout le monde. Selon Dalon, qui avait fait le déplacement : « C’est regrettable de déranger les artistes et les faire repartir les mains vides à la veille du nouvel an. »
Clarel Armel, qui faisait partie des artistes concernés, dit lui aussi son insatisfaction : « Je reconnais qu’on a revu ma situation, mais je ne suis pas satisfait de la somme obtenue. »
Selon nos recoupements d’information, ceux concernés par le paiement du 31 décembre ont reçu un chèque de quelque Rs 3 000. C’est une somme que la direction de la MASA leur a versée, en attendant de compléter l’exercice de mise à jour des fiches.
Au cours d’une réunion marathon avec les artistes le 30 décembre, les membres élus ont donné l’assurance que d’ici six mois, des solutions seront trouvées aux problèmes qui rongent la MASA. Ils envisagent de mettre en place un système pour plus de transparence à la société. Tous les comptes pourront être consultés par les membres, ont-ils assuré. Ce projet, qui faisait partie de leur programme avant leur élection, n’a pu être mis en place, en raison de divers problèmes au niveau de la MASA, notamment, l’absence d’un directeur. Les membres élus souhaitent bénéficier de la collaboration de tous pour mener à bien ce projet. Au cas où ils ne parviennent pas à honorer leurs engagements dans six mois, ils ont promis de soumettre leur démission.
Du coup, la pétition pour réclamer la remise à plat du conseil d’administration qui circulait depuis quelques semaines, tombe à l’eau. Toutefois, le collectif d’artistes derrière cette initiative maintient sa demande pour une assemblée générale extraordinaire.
Dalon, qui figure parmi les meneurs de ce groupe, précise qu’il ne se bat pas pour de l’argent, mais pour le bon fonctionnement de la MASA. « Il ne faut pas croire que les artistes réclament toujours de l’argent. Il y a eu plusieurs révolutions parmi les membres de la MASA, mais nous n’avons toujours pas trouvé de solutions. Nous réclamons cette assemblée générale extraordinaire afin de pouvoir avancer. Il était aussi question de revoir le nombre d’employés. »