L’International Fund for Agrcultural Development (IFAD) apportera son assistance technique à la réforme institutionnelle de l’industrie locale des semences. Un accord en ce sens a été signé, jeudi, par le ministre de l’Agro-industrie, Mahen Seeruttun, et le directeur régional de l’IFAD pour la région de l’Afrique orientale et australe, Sana Jatta. D’un montant de quelque Rs 44 millions, cette Reimbursable Technical Assistance qui s’étalera sur 30 mois vise à atténuer l’insécurité alimentaire et la pauvreté à Maurice en lien avec les priorités nationales et les engagements pris au niveau régional.
Dans son allocution de circonstance, le ministre Seeruttun n’a pas manqué de souligner l’importance stratégique des semences dans la production agricole. Il devait, de même, rappeler que celles-ci étaient au nombre des intrants les plus coûteux. Pour Mahen Seeruttun, des espèces variétales améliorées et des semences de grandes qualités ont une incidence considérable sur la productivité et, par extension, sur le revenu des cultivateurs et la sécurité alimentaire.
Faisant un survol de l’évolution, dans le temps, de l’industrie mondiale des semences, le ministre a insisté sur la nécessité d’une réforme institutionnelle au plan local. « L’intégration régionale et le commerce mondial sur fond d’avancées scientifiques dans le domaine des biotechnologies nous posent des défis additionnels qui requiert que l’industrie locale des semences s’adapte rapidement au nouvel environnement en vue de demeurer compétitive tout aussi au plan local que régional », estime le ministre Seeruttun.
Il devait, notamment, rappeler à cet effet que nombre des variétés traditionnelles de semences jusqu’ici produites localement tendent, à des degrés divers, à démontrer des signes de dégénération susceptibles de les rendre vulnérables à des maladies végétales.
L’introduction et le développement de nouvelles variétés améliorées
D’où l’utilité, déclare le ministre, de promouvoir l’introduction et le développement de nouvelles variétés améliorées capables d’un meilleur rendement et plus résistantes à des pestes et maladies végétales. Si, dans ce contexte, une nouvelle législation, la Seeds Act, a déjà été votée pas plus tard qu’en 2013, cette loi n’a, toutefois, pas encore été proclamée à ce jour par manque d’expertise locale pour concevoir la réglementation nécessaire devant, notamment, régir le mode de fonctionnement des différentes institutions devant être créées sous la nouvelle législationdont le futur National Plant Varieties and Seeds Office. C’est ce à quoi va servir l’accord d’assistance technique signé avec l’IFAD.