Le gouvernement, en pleine révision de sa politique énergétique et dans la crainte d’une défaillance généralisée, à court terme, de la fourniture d’électricité dans le pays (black-out) est en train de remuer ciel, terre et mer, afin de trouver des remèdes durables. Après avoir écarté — du moins on l’espère pour longtemps — l’option charbon polluant dans l’intérêt de la préservation de l’environnement et prévu d’explorer l’éolien, la marée-motrice, le solaire et le photovoltaïque, il opterait maintenant pour le gaz naturel importé pour faire tourner les turbines de production. Et si, à plus long terme (l’horizon 2030 par exemple ,  le salut venait du sous-sol d’une île Maurice dont toute la formation a été la résultante d’une intense activité volcanique ? En clair de la géothermie ?
Dans nombre de pays, particulièrement ceux formés par l’activité volcanique, de plus en plus, des industries cherchent à récupérer l’énergie produite par les volcans à leurs profits. L’île Maurice, semble-t-il, n’échappera pas non plus à cette tendance. Déjà, avons-nous appris, un scientifique local met la dernière main à un rapport qu’il rédige dans ce but pour le compte d’une grosse firme étrangère privée. “Mon travail sera prêt dans une quinzaine de jours”, assure ce scientifique qui, pour le moment, tient à conserver l’anonymat. En tout cas, il y croit dur, lui, dans le potentiel géothermique de notre pays. “Même s’il faudra fouiller des puits jusqu’à une profondeur de 2 kilomètres pour atteindre la source géothermique, le jeu en vaudra la chandelle”, aurait-il conclu.