Si la très longue intervention « lue » de Sunil Bholah, sur un ton monocorde, avait quelque peu endormi les députés des deux côtes de la Chambre, en revanche, celle de l’orateur suivant, à savoir Rajesh Bhagwan, a provoqué un sursaut d’intérêt aux débats. Un discours résolument politique où le député mauve a fait le procès de l’équipe au pouvoir. « Ce gouvernement “soi-disant lepep” a dilapidé en quelques mois son capital de confiance », a-t-il dit, estimant qu’il « n’y a rien de rassurant » dans le discours du budget. Le député de Beau-Bassin/Petite-Rivière a dit constater ce qu’il qualifie de « dépréciation accélérée de la crédibilité du gouvernement », et cela « malgré la propagande de la MBC ».
Rajesh Bhagwan a ensuite cité les différents scandales ayant éclaboussé le gouvernement depuis son installation. Dans ce registre, l’affaire Alvaro, a-t-il ajouté, « est le plus gros scandale du siècle au sommet de l’État », avant d’estimer qu’elle « n’a pas encore livré tous ses secrets ». Le progrès d’un pays, a poursuivi le député de l’opposition, « est le résultat d’une vision claire couplée à la présence d’une équipe bien rodée et compétente ». Or, dit-il, « l’absence d’un leadership éclairé, expérimenté et de qualité a la tête du pays se fait cruellement sentir », raison pour laquelle le budget « ne contient rien de rassurant ». Selon lui, « la population n’attend qu’une chose, soit le remplacement de l’Alliance Lepep à la tête du pays par une équipe intègre, compétente et patriotique ».