• Il demande au ministre de changer de direction, au cas contraire, il réclamera le transfert de ce ministère sous la tutelle du PMO

« On accorde jusqu’à présent le bénéfice du doute au nouveau ministre de la Fonction publique, Vikram Hurdoyal ». C’est ce qu’a déclaré hier Rashid Imrith, président de la Government General Services Union (GGSU), lors de l’Assemblée générale annuelle de cette formation syndicale au Rabita Hall, à Port-Louis. « Il a démontré jusqu’ici qu’il comprend les enjeux de la Fonction publique lorsqu’il a parlé du Civil Service College et du rapport du PRB », a-t-il dit. Cependant, ajoute-t-il, un ministère de la Fonction publique doit être capable de garder une bonne relation industrielle avec les syndicats de ce secteur.
« Nous notons que, dans certains ministères, avec l’installation du nouveau gouvernement, plus particulièrement au ministère de la Santé, il existe une situation où le gouvernement se sent trop fort. Comme si on est en train de “look down” les droits syndicalistes. Je fais un appel au ministre pour qu’il rappelle à l’ordre l’excès de zèle de certains fonctionnaires », a-t-il dit.

Rashid Imrith a aussi indiqué avoir rencontré à deux reprises le nouveau ministre de la Fonction publique de façon informelle et où il a promis de rencontrer la GGSU officiellement. « Ziska ler li ankor pe instal li. Mo dir minis sink banane ou bat lizie li ale sa », a-t-il dit. Pour lui, « il ne faut pas perdre de temps, car bon nombre de dossiers sont en souffrance ». Il devait citer en exemple le Performance Related Incentive Bonus. Rashid Imrith est convenu que lorsque ce système sera implémenté dans chaque ministère de façon satisfaisante, les fonctionnaires, qui y sont attachés, auront droit à un boni de performance. « Or tel n’a pas été le cas jusqu’ici », dit-il.

Il poursuit que le nouveau ministre « doit faire de sorte à ce que ce boni soit payé à tous les fonctionnaires ». De même, dit-il, tous les fonctionnaires qui ont été “iso certify” doivent avoir droit à un boni équivalant à trois jours de paie. « Le bureau de l’Ombudsman a été informé de la situation », a souligné le syndicaliste. En ce qui concerne le PRB, il souligne que des mesures rétrogrades ont été prises « à l’encontre de l’intérêt » des fonctionnaires.

« Je demande au ministre Hurdoyal d’ouvrir une enquête sur la personne qui a écrit au PRB pour lui dire que les fonctionnaires apprennent trop. Si nous n’avons pas de satisfaction avec le ministre Hurdoyal, nous allons déposer devant l’ICAC par rapport à la nomination des Human Resource Executives. Certains ont été nommés dans le même “batch” », a déclaré la syndicaliste.

En ce qui concerne la promotion dans la Fonction publique, il devait demander au ministre de prendre l’engagement qu’il ira au PRB pour dire qu’un « fonctionnaire ne peut rester au même grade pendant plus de dix ans ». Le syndicaliste a aussi demandé que le salaire minimum soit revu à la hausse tout en corrigeant la relativité salariale. « Sur ce dossier, nous condamnons le laxisme du ministère de la Fonction publique. Nous allons donner l’occasion au nouveau ministre de faire ses preuves parce que “bokou dimounn dir li enn bon garson”. Nou, nou pa anvi gagn zafer ek bon garson me avek dimounn ki pran desizion », a-t-il precisé.

Il ajoute : « Si le ministre Hurdoyal sent qu’il n’a pas le soutien de ses collaborateurs, nous allons donner un coup de main pour réclamer la fermeture de ce ministère. Je sais que le ministre dispose “d’advisers”. Ces derniers ont commis une grosse gaffe hier. S’il continue de les écouter, je ne crois pas qu’il restera cinq ans au sein de ce ministère. » Il indique qu’il y a trois fédérations au sein de la Fonction publique. « Nous disposons de 26 000 membres. Les deux autres comptent 17 000 et 12 000 membres respectivement. Le Senior Adviser du ministre a conseillé le ministre Hurdoyal d’appeler en premier la fédération, qui dispose de 12 000 membres pour une rencontre. Après qu’un reportage télévisé, diffusé sur la MBC TV sur cette rencontre, qu’il a décidé de contacter la Fédération des Syndicats du Service Civil pour une rencontre. Bann “adviser” ki kol lafis, sa mem ki pou met minis dan trou. Mo dir swa li sanz direksion, sinon sinq semenn li pa res laba. Nou pou demann retournn sa minister-la sou latitel “Prime ministers Office” », a-t-il conclu.