Le ministre des Arts et de l’Héritage culturel, Avinash Teeluck, et le leader du Groupe Réfugiés Chagos, Olivier Bancoult, s’envolent ce soir pour la Colombie en vue de faire inscrire la musique des Chjagos sur la liste des “Intangible Cultural Heritage”. La communauté chagossienne est en passe de vivre un autre moment fort de leur histoire.

En effet, le rendez-vous est pris en début de la semaine prochaine en Colombie, précisément à Bogota, où se tient la 14e session de l’Intergovernmental Committee for the Safeguarding of the Intangible Cultural Heritage, à l’initiative de l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Orgaization (UNESCO), du 9 au 14 décembre. Le  ministre des Arts et de l’Héritage culturel et le leader du Groupe Réfugiés Chagos  ainsi qu’un représentant du National Heritage Fund se rendent en Colombie pour assister à cette conférence en vue de tenter de mener un lobby international afin que le sega tambour des Chagos intègre la liste des “Intangible Cultural Heritage”.

Après le sega “tipik”, le Geet Gawai et le sega tambour de Rodrigues, c’est au tour du sega tambour chagossien de tenter de se positionner dans les rangs des patrimoines de l’humanité. La demande d’inscription pour les segas tambour des Chagos figure parmi les dossiers soumis à l’Intergovernmental Committee de l’UNESCO qui se tient cette fois en Colombie.

Si le nouveau ministre affirme ne pas vouloir faire de commentaires à ce stade, car « tout reste à être décidé » lors de cette rencontre des pays membres de l’UNESCO, Olivier Bancoult, le porte-parole de la communauté chagossienne, est  « optimiste » et se « réjouit » qu’encore une fois « l’échiquier mondial sera en mesure de débattre sur un dossier chagossien ». Le Comité intergouvernemental, qui se penchera sur cette demande de Maurice, est composé de 24 États et est élu par l’Assemblée générale des États parties à la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Maurice a été l’un des premiers pays à signer la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Pour Olivier Bancoult, il s’agit d’un « autre événement d’envergure dans la quête de reconnaissance du peuple chagossien ». Il affirme que ce dossier a été travaillé depuis l’année dernière pour les besoins de l’UNESCO. « Je garde espoir qu’on aura une bonne réponse encore une fois comme tel a été le cas à la Cour internationale de justice. Nou pe expect enn gran explwa e ankor enn fwa li pou enn gran loner pou Moris », a déclaré Olivier Bancoult au Mauricien. La délégation officielle quitte le pays ce soir.