On connaissait le pop art, mouvement artistique qui trouve son origine en Grande-Bretagne au milieu des années 1950, avant d’être popularisé durant les sixties par des Américains comme Andy Wharol. Priya Ramkissoon, originaire de l’Angleterre, débarquera prochainement avec le concept du Pop-Up Store, qui s’en inspire, soit une manière originale de créer un événement dans l’univers du retail et autour des marques. Le lancement se fera jeudi prochain et l’événement durera quatre jours à la rue Paul Fursy Adèle à Port-Louis, dans un bâtiment centenaire.
Au tout début des années 60, le pop art américain, devenu un courant artistique majeur, questionne la consommation de masse de façon agressive. Il s’agit principalement de présenter l’art comme un simple produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché… En ce qui concerne le phénomène du Pop-Up, Priya Ramkissoon explique qu’il suffit de trouver un endroit original, d’y installer sa boutique. « Moi j’aime tout ce qui est antique, vintage, donc cet emplacement était idéal. La vente se fera sur quatre jours seulement. Le Pop-Up, c’est précisément apparaître à un lieu, puis disparaître. » C’est ce qu’elle fera le jeudi 28 juin. Son stand, Priya l’a déniché à la rue Paul Fursy Adèle à Port-Louis dans un immeuble centenaire qui sera reconverti pour la vente Pop-Up.
Elle a de la thatche et cette particularité de mettre son intervenant à l’aise. Priya Ramkissoon, née de parents mauriciens, est une jeune femme qui croque la vie. Elle aime la mode, tout ce qui se rapporte au côté un peu bling bling et s’intéresse de près aux célébrités. « I was lucky to be able to meet those celebrities, and then I wanted something more refreshing, like a challenge. » D’un tempérament assez fort, Priya ne chôme pas lorsqu’elle veut mettre des idées en route. Amoureuse de la nature et des gens, elle décide de mettre cap sur l’Inde à la rencontre de ses habitants. Elle y découvre Mumbai, Goa, le Rajasthan, le Kerala, s’imprègne de la manière de vivre de ses habitants et décide de se replonger dans l’univers de la mode et des accessoires. « I like vintage. » On l’aura compris, tous les objets de récup, faire du neuf avec du vieux, l’interpellent. « I like unique pieces. » De ses exclusivités ramenées de ses périples, on note le fameux body bracelet de Lady Gaga. « La première personne qui visitera mon stand pourra en être le premier acquéreur. » Elle proposera aussi d’autres bijoux antiques sous formes de chaînes, bagues, bracelets. « Il y aura autour de 500 pièces, uniques. » L’idée du Pop-Up lui est venue en Angleterre. « J’aidais mes amies et tout est parti de là. En Inde, le Pop-Up est un trend et à Maurice, ce sera une première, mais je suis convaincue que ma démarche aura du succès. » Priya a aussi eu l’occasion d’être l’éditrice d’un magazine de mode en Inde, aussi bien qu’en Angleterre. « Travailler pour un magazine de mode, cela permet d’avoir des références et de se rendre aux événements fashion. » Son rêve est que son concept accroche à Maurice et qu’elle parvienne à faire des émules.