La décision du ministère de l’Éducation d’envoyer les enfants ayant échoué pour la première fois au CPE dans le prévocationnel suscite des questions de l’opposition. Le député mauve Steve Obeegadoo a ainsi voulu connaître les dispositions prises pour préparer les enfants au CPE, dans les collèges concernés.
Steve Obeegadoo s’est aussi demandé si ce n’était pas là une manoeuvre pour sauver les écoles à faible taux de réussite de la fermeture. Le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, a répondu que cette décision s’insère dans le nouveau programme de la Prevocational Education (PVE) qui s’étend sur quatre ans.
Pour Vasant Bunwaree, il y a eu un consensus général sur la décision d’envoyer les enfants ayant échoué pour la première fois dans le prevoc lors de l’atelier de CPE Review l’année dernière. Il estime qu’avec une telle option, les enfants qui ont peu de chance de réussir à cet examen une deuxième fois et qui, de toute façon, se retrouveront dans le prevoc, gagnent une année. « Seulement 40 % des repeaters réussissent alors que le reste échoue à nouveau. Au collège, ils ont un environnement et un encadrement différent qui leur permettra à la fois d’apprendre un métier, tout en se préparant pour les examens. Nous vivons dans une société où les compétences sont nécessaires pour entrer dans le monde du travail. Donnons cette chance aux enfants. »
À cela, le député Obeegadoo a fait remarquer que cette première année n’a jamais figuré dans le nouveau programme de la PVE lors de sa présentation. Il a demandé si ce n’était pas plutôt une manière d’envoyer les enfants ayant échoué ailleurs, afin de permettre à leurs écoles de réaliser une meilleure performance aux examens et d’éviter la fermeture, car les parents ne veulent pas enregistrer leurs enfants dans les écoles à faible taux de réussite. Steve Obeegadoo a demandé si les enseignants du prevoc étaient habilités à préparer les enfants pour le CPE et si cette option n’allait pas tout simplement les condamner à échouer pour la vie.
Vasant Bunwaree a laissé entendre que les enfants qui échouent continueront leur parcours au prevoc et qu’après quatre ans, ils auront un diplôme reconnu par la Mauritius Qualifications Authority. Il a ajouté qu’il faut laisser le système faire ses preuves avant de discuter.