Selon le ministère, les affidavits logés par Aret Kokin Nu Laplaz « sont erronés » et l’action légale de la plateforme ne peut être entendue.

La plainte logée par la plateforme Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL), réclamant une révision judiciaire de la décision du ministère des Terre et du Logement de déproclamer la plage publique de Pomponette, a été appelée en Cour suprême hier. La représentante du ministère du Logement et des Terres, Me Mary Jane Lau Yuk Poon, Assistant Sollicitor General, devait soumettre des objections préliminaires sur la requête d’AKNL. Elle a avancé que les plaignants n’ont pas été précis dans leur pétition, dont le fait de n’avoir pas précisé quelle décision ils contestent en cour.

Dans cette plainte logée en Cour suprême en novembre 2016, huit membres d’AKNL contestent la décision du ministère du Logement et des Terres de déproclamer la plage publique de Pomponette, qui a par la suite été cédée à bail aux promoteurs d’Ocean Resort. AKNL déplore notamment le fait que le ministère n’a pas daigné avoir des consultations avec le public pour connaître son opinion à ce sujet. AKNL avait indiqué que la déproclamation de la plage de Pomponette a été approuvée en 2003, mais que l’implémentation de cette décision n’a été faite qu’en 2016, soit 13 ans plus tard, et que les autorités n’ont pas pris en compte le Tourism Master Plan qui avait été préparé en 2002.

Alors que cette action légale devait être entendue sur le fond hier, la représentante légale du ministère du Logement et des Terres devait loger des points d’objections à la requête d’AKNL. Selon Me Mary Jane Lau Yuk Poon, il y aurait de nombreuses lacunes dans les affidavits logés par les plaignants. Elle avance dans un premier temps que ces derniers n’ont pas clairement précisé ce qu’ils réclament en Cour suprême. « This seems like an open-ended relief and we don’t know what the applicants are seeking », a-t-elle indiqué.

Elle a aussi soutenu que les deux plaignants, Carina Gounden et Moonsamy Gounden, n’ont pas obtenu la procuration pour agir au nom des autres plaignants lorsque les affidavits ont été logés, comme le veut la pratique. « It is not said in the statement of case’ which decision-making process they are contesting », devait de plus ajouter Me Mary Jane Lau Yuk Poon. Cette dernière a aussi attiré l’attention des juges Nirmala Devat et Shameem Hamuth-Laulloo sur des erreurs concernant les dates mentionnées par les plaignants par rapport aux décisions prises par le ministère au sujet de la déproclamation de la plage publique.

Me Louis Éric Ribot Jr, avocat des membres d’AKNL, a demandé du temps pour donner sa position sur les objections soulevées par le ministère du Logement et des Terres. L’affaire a été ajournée au 13 septembre.


Yan Hookoomsing (AKNL) :
« Nous allons tenir ferme malgré les obstacles »
« Li kler ki minister pa pe anvi case-la vinn sur le fon. Fer 3 an zot pa trouve oken objeksion pou fer mai aster ki zot trouve ena problem dan afidavit. Malgre tou ranvwa zot pou rode nou pou tini ferm. Li kler ki promoter Ocean Resort pa pe respekte lalwa kan li dir ki li pa pou demann enn permis EIA pou so proze. Gouvernma pou bizin asim so responsabilite divan bann instans internasional kinn trouve ki ena problem lor manier pe fer ek bann laplaz dan Moris. »