Dans le cadre du « Climate Change Adaptation Programme in the Coastal Zone of Mauritius », le ministère de l’Environnement et du Développement durable a recruté la firme de consultants finlandaise Indufor Oy qui, en partenariat avec eCoast et CLAMS Ltd, va entreprendre une étude, au coût de Rs 275 M, pour élaborer des mesures d’adaptation au changement climatique appropriées pour protéger les plages de Rivière-des-Galets (sud) et de Mon-Choisy (nord-ouest) contre la montée des eaux. Un atelier a réuni jeudi les parties concernées au ministère.
« Nous avons demandé au consortium Indufor Oy-eCoast-CLAMS Ltd d’établir les causes de cette érosion côtière à Mon-Choisy et à Rivière-des-Galets, et de nous élaborer les mesures de protection appropriées pour nous permettre d’agir », a expliqué le ministre de l’Environnement, Deva Virahsawmy, jeudi lors de l’ouverture d’un atelier d’explication au siège du ministère. Etaient également présents, entre autres, le Permanent Secretary du ministère, P. Jhugroo, le Project Manager de l’Adaptation Fund Board, M. N. Khedah, le chef des consultants, J. Borrero, le Resident Representative, UNDP, à Maurice, Simon Springett ainsi que les représentants des opérateurs économique de Mon-Choisy et des habitants de Rivière-des-Galets.
Deva Virahsawmy a rappelé que Mon-Choisy est une des plages les plus populaires avec une forte concentration d’activités touristiques. « Malheureusement, cette plage perd chaque année entre un et deux mètres de large à cause d’un trou grandissant dans les récifs, des activités cycloniques et de la montée constante du niveau de la mer. Si rien n’est fait, cette plage risque de disparaître dans les 10 à 15 prochaines années ». En outre, a poursuivi le ministre, des dizaines de personnes gagnent leur vie grâce à des activités liées au loisir et au tourisme. « Malgré des travaux de réhabilitation de la plage que nous avions entrepris en 2011, cette plage a subi une très sévère érosion ».
À Rivière-des-Galets, a affirmé Deva Virahsawmy, les quelque 300 personnes qui habitent en face de la plage vivent dans une peur constante d’inondation par mauvais temps. « Nous avons proposé à ces habitants de les délocaliser, mais comme environ 15 % n’étaient pas d’accord pour aller vivre ailleurs, nous avons choisi de faire entreprendre ces études afin de trouver une solution à long terme plus adaptée à ce problème. Ce n’est qu’à la lumière des conclusiont des consultants que nous seront en mesure de prendre les décisions appropriées ».
Le Project Manager de l’Adaptation Fund Board, M. N. Khedah, a donné, avec l’appui d’une projection vidéo, une explication technique de la nature du problème à Mon-Choisy et à Rivière-des-Galets. Le Dr J. Borrero, lui, a fait une présentation des travaux de sa firme à travers le monde. Simon Springett s’est de son côté félicité de l’implication de son agence dans ce projet.
Jean-Claude Mangue et Francesska Calotte, deux habitants de Rivières-des-Galets, ont expliqué que les habitants vivent dans la peur d’une catastrophe imminente et ont regretté qu’il n’y ait pas eu d’unanimité parmi les villageois pour leur délocalisation.