Au cours des derniers exercices, soit du 1er janvier 2015 au 30 juin 2018, les dépenses engagées pour les “Capital Projects” de la Rodrigues Regional Assembly ont totalisé quelque Rs 2,4 milliards. Ces travaux, selon le rapport de l’Audit, n’ont pas été correctement supervisés et surveillés, entraînant dans la foulée des retards cumulés dans l’achèvement de plusieurs projets. Les retards sont également imputables au manque de ressources suffisantes de la part de quelques constructeurs, dont certains ont obtenu plus d’un contrat simultanément.

Le rapport de l’Audit a également noté des cas où les prolongations accordées aux contractants étaient injustifiées. Selon les observations faites, bien qu’il y ait eu des violations fondamentales des contrats, la RRA n’a pas eu recours aux procédures de résiliation et aucune mesure n’a été prise pour non-respect répété des conditions. D’ailleurs, le rapport de l’Audit affirme que les consultants ne se sont pas entièrement conformés à leur mandat. Cela inclut les certifications des modifications sans l’accord préalable des autorités ou encore des certificats d’achèvement émis alors que les travaux n’étaient pas encore terminés et l’argent décaissé sans aucun Defection Liability Certificate.

Par ailleurs, plusieurs projets impliquant des investissements conséquents ont été achevés et remis aux commissions respectives, mais n’étaient pas opérationnels et les bâtiments n’étaient pas encore mis à profit, notamment un abattoir construit à un coût de Rs 59 millions en 2014. Une somme de Rs 99 millions a été déboursée pour l’installation de quatre usines de dessalement, mais le contrat a pris fin en février 2015 en raison de l’inexécution du contrat par le contractant.

En 2017, Rs 61,3 M ont été déboursées par la RRA pour l’acquisition d’un hôtel et d’un bâtiment pour la mise en place d’une technopole et d’un musée proposé, mais ces deux projets ne se sont pas encore matérialisés. La même année, un lycée coûtant environ Rs 8 millions a été construit mais n’était pas encore opérationnel. Un centre de répit coûtant quelque Rs 30 millions n’était pas opérationnel bien que 20 mois se soient écoulés depuis la livraison de ce centre.