L’ancien commissaire à la Jeunesse et aux Sports et actuel membre de l’opposition à l’Assemblée Régionale, Christian Agathe, se retrouve ces jours-ci dans de beaux draps. En effet, au cours de la semaine écoulée, il a été appréhendé et interrogé par la police de Port-Mathurin pour le délit de Rogue and Vagabond. Interrogé par Week-End, il a confirmé avoir subi un interrogatoire, sans vouloir préciser s’il a dû verser une caution pour retrouver la liberté provisoire. Toutefois, les malheurs de Christian Agathe font le tour de Rodrigues et ont été commentés par les dirigeants de l’Organisation du Peuple de Rodrigues (OPR) lors d’une marche des femmes en fin de semaine.
Les informations disponibles de sources autorisées confirment qu’il y a une dizaine de jours, l’ancien commissaire Christian Agathe avait été découvert dans une position inconfortable sous un des lits d’un centre de jeunesse de l’île. Il s’y était rendu pour rencontrer une de ses connaissances, croyant que le responsable du centre n’était pas présent.
Mais à peine Christian Agathe avait pénétré dans les locaux que le responsable devait revenir sur les lieux à motocyclette. L’interlocutrice de l’ancien commissaire devait lui conseiller de se cacher sous le lit pour éviter des ennuis. Mais c’était mal connaître la perspicacité du responsable, qui aurait subodoré le plan raté. Il devait se rendre directement tout près du lit pour confronter Christian Agathe, dans une situation compromettante, avant de se rendre au poste de police le plus proche pour consigner une déposition en règle.
« Vous devriez vous rendre au poste de police pour obtenir des renseignements au sujet de cette affaire. J’ai déjà donné ma version des faits. Une enquête policière est en cours, je ne peux vous dire rien de plus. Je n’ai pas le droit de dire quoi ce soit à la presse », a déclaré Christian Agathe au téléphone. Il n’a pas voulu confirmer s’il a dû fournir une caution pour sa liberté.
En tout cas, la mésaventure de Christian Agathe est au centre des conversations politiques à Rodrigues. Cette affaire a été commentée par Franchette Gaspard Pierre-Louis, Deputy Chief Commissioner, lors d’un rassemblement des femmes de l’OPR à L’Union, lieu historique où se trouve le tombeau de Maragon. Plus de 600 femmes ont participé à cette manifestation, dont une marche sur un trajet de trois kilomètres et tout un après-midi d’activités.
La Deputy Chief Commissioner s’est élevée contre la façon de faire de l’ancien commissaire du MR et a affirmé que l’OPR suivra de près les différentes étapes de cette enquête avant d’agir. « Nou palé bann dépité potsam qui rantr enbas lili. Nou pa pe dir sa pou zis bann dimounn lot koté. Nou kont bann dimounn qui servi zot pos ek zot pouvwar pou kraz madam », devait-elle déclarer, en rappelant une précédente marche de l’OPR contre des propositions indécentes d’un officier du Trust à des femmes vulnérables.